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Historique des expos photo de l'année 2007 en France

 

Voici les expositions photo qui se sont déroulées en France en 2007
Pour connaitre les prochaines expositions photo, c'est ici

 

 

Exposition
Date
Ville
Le mois de la photo 2006 Du mois d'octobre 2006 à mars 2007
Paris
Enfants du monde : 81 photographies de Kevin Kling Du 14 septembre 2006 au 9 janvier 2007
Paris
Donigan Cumming : La somme, le sommeil, le cauchemar Du 10 novembre 2006 au 3 février 2007
Paris
Yousuf Karsh Du 1er décembre 2006 au 3 février 2007
Paris
Jerry Schatzberg : Bob Dylan Du 23 novembre 2006 au 26 janvier 2007
Paris
Robert Doisneau : "Paris en liberté" Du 19 Octobre 2006 au 17 Février 2007
Paris
Regarder VU : un magazine photographique 1928-1940 Du 2 novembre 2006 au 25 février 2007
Et du 10 janvier au 4 mars 2007
Paris
Le labyrinthe Horvat : 60 ans de photographie Du 6 décembre 2006 au 25 février 2007
Boulogne
Couleurs du Maghreb Du 20 juin 2006 au 16 mars 2007
Boulogne
Les peintres de la vie moderne Du 27 septembre 2006 au 12 mars 2007
Paris
Martial Cherrier, Vicente De Mello, Micha Auer à la MEP Du 10 janvier au 4 mars 2007
Paris
Bruno Baudry : Histoire d'à peine une seconde Du 24 janvier au 9 mars 2007
Paris
La photographie publicitaire en France, de Man Ray à Jean-Paul Goude Du 8 novembre 2006 au 25 mars 2007
Paris
L'Orient des photographes arméniens Du 20 février au 1er Avril 2007
Paris
Bruce Davidson : Time of Change et 100e rue Du 17 janvier au 22 avril 2007
Paris
L'Événement
les images comme acteurs de l'histoire
Du 16 janvier au 01 avril 2007
Paris
Viva, une agence photographique Du 30 janvier au 9 avril 2007
Paris
Franck Horvat : Figures romanes Du 8 mars au 26 mai 2007
Paris
Richard Kalvar, Catherien Ikam/Louis Fléri, Alain Fleischer, Edouard de' Pazzi, Bruno Mouron et Pascal Rostrain Du 14 mars au 3 juin 2007
Paris
Jean-Christian Bourcart et Jürgen Nefzger, lauréats des Prix Photo du Jeu de Paume 2006
Du 24 avril au 3 juin 2007
Paris
Céline Anaya Gautier : Esclaves au paradis Du 15 mai au 15 juin 2007
Paris
VU' à Orsay Du 5 décembre 2006 au 29 juillet 2007
Paris
Sahel : l'homme face au désert (Roberto Neumiller) Du 24 mars au 1er juillet 2007
Paris
Atget, une rétrospective Du 27 mars au 1er juillet 2007
Paris
L'image d'après Du 4 avril au 30 juillet 2007
Paris
Airs de Paris Du 25 avril au 15 aout 2007
Paris
FAZAL SHEIKH : lauréat du Prix HCB 2005 Du 10 mai au 26 aout 2007
Paris
Cartoneros - Trésor des bidonvilles de Buenos Aires Du 7 au 22 juin 2007 et du
23 juin au 16 juillet 2007
Paris
Vogue en beauté, 1920-2007 Du 12 juin au 2 septembre 2007
Paris
Willy Maywald : le pari(s) de la création, photographies 1931-1955 Du 25 avril au 30 septembre 2007
Paris
Charles Matton, Fondation Neuflize Vie, Italie : Doubles visions, Bruce Davidson, Marc Fumaroli et The Athens Effect Du 13 juin au 30 septembre 2007
Paris
Pierre et Gilles, double je 1976 - 2007 Du 26 juin au 23 septembre 2007
Paris

 


 

 

 
Le mois de la photo 2006
Date / Expo / Lieu

25 octobre - 7 janvier 2007 : Une arme visuelle. Photomontages soviétiques 1917-1953


Passage de Retz
9 rue Charlot
Paris 3e
Métro : Filles du Calvaire
Tel : 01 48 04 37 99
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 19h
Entrée : 8 € - Tarif réduit : 5 €
http://www.passagederetz.com

 

31 octobre 2006 - 28 janvier 2007 : La photographie humaniste, 1945-1968. Autour d'Izis, Boubat, Brassaï, Doisneau, Ronis …

Bibliothèque nationale de France, Site Richelieu, Galerie de photographie
58 rue de Richelieu, Paris 2e.
Métro : Bourse ou Palais Royal
Tel : 01 53 79 81 12
Ouvert tous les jours sauf lundi et jours fériés de 10h à 19h. Dimanche de 12h à 19h
Entrée : 7 € - Tarif réduit : 5 €
http://www.bnf.fr

 

2 novembre 2006 - 25 février 2007 : Regarder VU, magazine photographique, 1928-1940

Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy
Paris 4
Métro : Saint-Paul ou Pont Marie
Tel : 01 44 78 75 00
Ouvert tous les jours sauf lundi, mardi et jours fériés de 11h à 19h30
Entrée : 6 € - Tarif réduit : 3 €
http://www.mep-fr.org

 

7 novembre 2006 - 7 janvier 2007 : Le tour de Paris. Promenades aériennes de Roger Henrard

Musée Carnavalet
23 rue de Sévigné
Paris 3
Métro : Saint-Paul ou Chemin Vert
Tel : 01 44 59 58 58
Ouvert tous les jours sauf lundis de 10h à 18h
Entrée libre

 

8 novembre 2006 - 25 mars 2007 : Une histoire de la photographie publicitaire en France de Man Ray à Jean-Paul Goude

Musée de la publicité. Les arts décoratifs
107 rue de Rivoli
Paris 1
Métro : Palais Royal, Tuileries et Pyramide.
Tel : 01 44 55 57 50
Ouvert tous les jours sauf lundi de 11h à 18h. Samedi et dimanche de 10h à 18h.
Entrée libre
http://www.lesartsdécoratifs.fr

 

8 novembre 2006 - 6 janvier 2007 : Les repreneurs : photographies de second œil 1925-2006 et À juste titre : ouvrages de références, 1855-2006

Galerie Michèle Chomette
24 rue Beaubourg
Paris 3
Métro : Rambuteau, les Halles ou Hôtel de Ville
Tel : 01 42 78 05 62
Ouvert tous les jours sauf lundi, mardi et dimanche de 14h à 20h
Entrée libre
http://www.associationdesgaleries.org

 

9 novembre 2006 - 4 février 2007 : Les Parisiens du temps de la Commune, 1871. Collection de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris

Bibliothèque historique de la Ville de Paris, salle d'exposition
22 rue Malher
Paris 4
Métro : Saint-Paul
Tel : 01 44 59 29 40
Ouvert tous les jours sauf les lundis de 11h à 19h.
Entrée : 4 € - Tarif réduit : 2 €

 

22 novembre 2006 - 18 février 2007 : Roman Vishniac. Un monde disparu


Musée d'art et d'histoire du Judaïsme
71 rue du Temple
Paris 3
Métro : Rambuteau.
Tel : 01 53 01 86 53
Ouvert tous les jours sauf samedi de 11h à 18h. Dimanche de 10h à 18h
Entrée : 5,50 € - Tarif réduit : 4 €
http://www.mahj.org

 

30 novembre - 23 décembre 2007 : Antonio Caballero. Cité Novela


Galerie Polaris
8 rue Saint-Claude
Paris 3
Métro : Saint-Sébastien Froissart
Tel : 01 42 72 21 27
Ouvert tous les jours sauf lundi et dimanche de 13h à 19h. Samedi de 11h à 13h et de 14h à 19h.
Entrée libre
http://www.galeriepolaris.com

 

 
Enfants du monde : 81 photographies de Kevin Kling
Date
Du 14 septembre 2006 au 9 janvier 2007
Lieu

Sur les grilles du jardin du Luxembourg
Rue de Médicis
RER : Luxembourg
75013 Paris

Horaires

Exposition gratuite
Ouverte 7 jours sur 7, 24 h sur 24
Éclairage nocturne

Ce thème transcende toutes les frontières entre nations et religions. De la petite enfance jusqu’à l’adolescence, les portraits de Kevin Kling décrivent des émotions pures et universelles : innocence, tendresse, amour partagé entre parents et enfants, complicité entre frères et sœurs, compagnons de jeux… Contempler ces visages, ces expressions et ces attitudes, qui inspirent une affection irrésistible, devrait être source de générosité, d’altruisme et d’espoir pour toute une société qui aspire à plus d’harmonie et de paix

Photographe franco-américaine, Kevin Kling vit à Paris depuis plus de 25 ans. Son travail lui a fait parcourir certaines des régions les plus inaccessibles et les plus belles de la planète, de la jungle birmane aux steppes mongoles, à travers l’Himalaya et le Tibet et du grand rift africain aux Andes. Elle est l’auteur de plusieurs livres de photographies. Elle a publié de nombreux reportages et a exposé dans plusieurs pays : Royal Geographical Society à Londres, Museum Watari-Um à Tokyo, Musée Guimet, Centre Pompidou, Arche de la défense, FNAC et Grande Galerie du Museum d’Histoire Naturelle à Paris.

 

 
Donigan Cumming : La somme, le sommeil, le cauchemar
Date

Du 10 novembre 2006 au 3 février 2007

Lieu

Centre culturel canadien
5 rue de Constantine
75007 Paris
Tel : 01 44 43 21 90

Métro : Invalides

Horaires

Du mardi au vendredi, de 10h00 à 18h00, sans interruption
Le jeudi jusqu’à 21h00 et le samedi de 14h00 à 18h00

Tarif

Entrée libre et gratuite

"Prologue et Epilogue", un diptyque monumental de « tableaux photographiques », composent l'exposition "Donigan Cumming : la somme, le sommeil, le cauchemar" présentée dans le cadre du Mois de la photo 2006 ( « De la page imprimée à la photographie »). Inédits en France, ces tableaux sont l'œuvre d'un photographe qui, depuis une vingtaine d'années, élabore une pratique centrée sur la représentation d'une communauté de personnages marginaux. Installés dos-à-dos, "Prologue" et "Epilogue" sont le résultat d'une réflexion « rétrospective » de l'artiste sur son œuvre. Donigan Cumming a découpé par centaines les images de ses personnages fétiches reproduits dans ses livres de photographie (en particulier "The Stage", son célèbre livre de 1991) ou extraits de ses vidéos. Le diptyque qui en résulte est en quelque sorte la somme cauchemardesque de toutes les figures qui hantent sa création depuis des dizaines d'années, un espace mental surpeuplé et tourmenté.

 

 
Yousuf Karsh
Date

Du 1er décembre 2006 au 3 février 2007

Lieu

Centre culturel canadien
5 rue de Constantine
75007 Paris
Tel : 01 44 43 21 90

Métro : Invalides

Horaires

Du mardi au vendredi, de 10h00 à 18h00, sans interruption
Le jeudi jusqu’à 21h00 et le samedi de 14h00 à 18h00

Tarif

Entrée libre et gratuite

Dans le cadre de "l'Année du Canada à Nice" et de "l'Année de l'Arménie en France", le Théâtre de la Photographie et de l'Image de Nice (27, bd Dubouchage 06300 Nice) organise, en collaboration avec Bibliothèque et Archives Canada, une grande exposition, inédite en France, consacrée au photographe canadien d'origine arménienne Yousuf Karsh (1908-2002). Portraitiste parmi les plus renommés du 20ème siècle, Karsh a photographié les célébrités du monde politique, religieux, artistique et scientifique pendant 60 ans. Les photographies originales exposées à Nice proviennent de la collection de Bibliothèque et Archives Canada et ont pour sujets, parmi d'autres, Charles de Gaulle, Eisenhower, Andy Warhol, Einstein et Picasso. Le Centre culturel canadien présente 80 des 109 photographies exposées à Nice

 

 
Jerry Schatzberg : Bob Dylan
Date

Du 23 novembre 2006 au 26 janvier 2007

Lieu

Galerie Luc Bellier,
20 rue de l'Elysée,
75008 Paris
Tel : 01 44 94 84 84

Horaires

Du lundi au vendredi de 11h à 18h

Tarif

Entrée libre

La galerie Luc Bellier dans le 8e arrondissement à Paris expose jusqu'au 26 janvier les clichés de Jerry Schatzberg de Bob Dylan. Le photographe a rencontré la star du folk en 1965. Bob Dylan est alors un personnage introverti, réservé. Mais il accorde très rapidement sa confiance à Schatzberg, qui le photographie très souvent. Ce dernier réalise notamment la pochette du disque Blonde ou Blonde et le fait poser en studio. Leur collaboration s'achèvera en 1967, après l'accident de moto de Dylan.

 

 
Robert DOISNEAU : "Paris en liberté"
Date

Du 19 Octobre 2006 au 17 Février 2007

Lieu

Salle Saint-Jean Hôtel de ville de Paris, 29 rue de Rivoli, 75004 Paris (France)
Metro : Hôtel de Ville

Renseignements :
08.20.00.75.75 ou 01.42.76.40.40

Horaires

Du lundi au samedi : de 10 h à 19 h - Fermeture les dimanches et jours fériés

Tarif

Entrée libre

 

 

 

Une exposition du photographe Robert Doisneau (1912-1994) pour redécouvrir la fraîcheur de ses clichés. C'est la première grande rétrospective Doisneau organisée à Paris depuis 1995.

L'exposition "Paris en liberté" propose de pénétrer le caractère humaniste de ce chasseur d'image.

Robert Doisneau - Paris en liberté est une promenade dans l’imaginaire parisien de ce photographe. On le suit dans sa capture de l'éphémère.

L’exposition se veut comme une promenade dans l’imaginaire parisien de Robert Doisneau, lui qui arpenta la capitale jusqu’à sa mort en 1994.
Cette promenade s’affranchit de tout déroulé chronologique.

Près de soixante ans séparent la plus ancienne photographie prise par Doisneau, et exposée salle Saint-Jean, de la plus récente. Les expositions qui ont jalonné sa carrière l’ont incité à plusieurs reprises à effectuer des recherches graphiques sur ses images (ce qu’il appelait ses « bricolages photographiques »). Un aspect méconnu de son travail et rassemblé pour la première fois à l’occasion de cette exposition.

Dans la vie de Doisneau, la photo était omniprésente, dévoreuse des vingt-quatre heures que comptait la journée. Photos de commande, industrielles ou publicitaires, photos improvisées dans l’atelier-studio-appartement familial de Montrouge, photos de presse, mais aussi photos « volées à ses employeurs » et glanées dans le quotidien de la ville avec la patience infinie du chercheur d’or.

Le 25 septembre 1993, il a pris sa dernière photo, laissant derrière lui quatre cent cinquante mille négatifs qui constituent un monde à part entière. Paris en est la capitale bien sûr. Et chacun de nous feuillette avec bonheur, sourire aux lèvres et cœur battant, cet album familial.


Voir aussi l'oeuvre de Robert Doisneau

Avis Photada Excellente exposition où le travail de Robert Doisneau est réellement mis en valeur !
A voir absolument
Attention , compter 1h30 de queue avant de pouvoir entrer.
L'exposition ferme ses portes à 19h officiellement mais dans la réalité à partir de 18h30, les visiteurs sont poussés vers la sortie...

 

 
Regarder VU : un magazine photographique 1928-1940
Date
Du 2 novembre 2006 au 25 février 2007
Et du 10 janvier au 4 mars 2007
Lieu

Maison Européenne de la Photographie (MEP)
5 / 7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Tel : 01 44 78 75 00

Métro : Saint-Paul, Pont-Marie ou Hôtel-de-Ville
Bus : 67, 69, 96,76, 72

Horaires
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu'à 19 heures 30
Tarif
Plein tarif : 6€
Tarif réduit : 3€
Tarif groupe : 3€ (à partir de 10 personnes) sur réservation
Visite avec conférencier : forfait de 138 € pour un groupe de personnes (jusqu'à 30 personnes) sur réservation
Regarder VU : un magazine photographique 1928-1940
Du 2 novembre 2006 au 25 février 2007

L'hebdomadaire illustré VU est à la tête de la révolution médiatique des années 1920, celle d'une presse qui dans l'utilisation massive de la photographie pensait produire une vision objective du monde. Le recours à de nombreux photographes indépendants (Kertész, Man Ray, Krull, Lotar, Brassaï), la profusion des photos d'agence, la hardiesse de la mise en page et des photomontages, l'invention du photo-reportage et la qualité de l'impression en héliogravure nous font découvrir rétrospectivement une audace éditoriale inégalée. L'exposition est conçue pour que chacun puisse Regarder une profusion d'images et entrer dans l'élaboration d'un système médiatique

Martial Cherrier, Flye or die
Du 10 janvier au 4 mars 2007

Martial Cherrier n'est pas photographe, pas plus que peintre ou vidéaste. Il est sculpteur de son propre corps. Champion de France de Bodybuilding en 1997, il présente dans cette nouvelle série "Fly or Die" un ensemble d'autoportraits où le papillon - métaphore du bodybuilder - déploie avec grâce, entre séduction et fragilité, d'immenses ailes bariolées. L'itinéraire de Martial Cherrier est celui d'un artiste hors norme qui exhibe avec violence le fait que le corps n'est jamais une donnée naturelle mais une construction sociale, une "factory".

Vicente De Mello : photographies 1995 - 2006
Du 10 janvier au 4 mars 2007

Les trois séries exposées, "Moiré" (1995) "Bestiaire" (1997) et "Galactique" (2000-2006) révèlent une œuvre qui s'articule autour d'une réflexion sur la nature de l'objet photographique et la possibilité pour le photographe d'inventer une autre réalité. Vicente de Mello photographie de manière à priori figurative des objets très communs, mais qui dissociés de leurs contextes troublent le spectateur. L'artiste utilise plusieurs procédés qui participent de cette confusion des repères : la technique de la "nuit américaine" qu'il emprunte au cinéma et qui donne à ses photographies un noir et blanc très contrasté, le traitement des flous et le cadrage, autant de manipulations qui tirent ses images vers l'abstraction.

Micha Auer, photographes devant l'objectif
Du 10 janvier au 4 mars 2007

Michel et Michèle Auer ont entrepris en 1983 la réalisation d'une "Encyclopédie internationale des photographes", publiée en deux volumes en 1985. Une édition actualisée et augmentée est éditée en 1997 sous la forme d'un CD-Rom. Au cours de la production de ce vaste projet, Michel Auer (dit Micha) constate que de nombreux photographes ne possèdent pas de portraits récents d'eux-mêmes. Il décide donc de les photographier et commence ainsi une longue série spécialement conçue pour l'Encyclopédie. Ces portraits sont réalisés avec un Leica M équipé d'un 50 mm, à courte distance, souvent à la table même de l'entretien. L'exposition propose une sélection de quelques figures marquantes de la photographie.

 

 

 
Le labyrinthe Horvat
60 ans de photographie
Date
Du 6 décembre 2006 au 25 février 2007
Lieu

Espace Landowski
28 avenue André Morizet
92100 Boulogne-Billancourt

Tel : 01 55 18 46 42

Horaires

Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h
Fermeture de la caisse à 17h15
Fermé les jours fériés
Fermeture annuelle du 8 au 22 août 2005 inclus


Frank Horvat est l'un de nos plus grands photographes contemporains. L'un des plus éclectiques aussi, passant du photojournalisme en noir et blanc des années 40 au numérique du 21e siècle.

Pour le public, le nom de Frank Horvat est surtout associé au monde de la mode qu'il a photographié pour les plus grands magazines. Mais son travail est bien plus étendu, à la fois reflet des époques traversées et en marge des courants. Pendant trois mois, la ville présente la première rétrospective jamais consacrée à cet artiste d'exception qui vit à Boulogne-Billancourt depuis de nombreuses années. Retour sur 60 ans de carrière à travers une rétrospective de 340 photos, qui sera dûment intitulée "Le labyrinthe Horvat".

La forme du labyrinthe est tout à fait adéquate pour représenter l'itinéraire de Frank Horvat, avec ses bifurcations, ses tournants, ses croisements, ses retours, ses ouvertures inopinées et ses voies sans issue. A chaque point du parcours – un peu comme dans la vie – le visiteur peut entrevoir d'autres parcours possibles. Il peut à son gré les emprunter, les quitter ou les reprendre.

"Le labyrinthe Horvat" n'est pas le labyrinthe dans lequel se perd le photographe, mais le labyrinthe qu'est Horvat lui-même : plus de 300 photographies d'un homme. Plus de 300 photographies de nous aussi, parce qu'elles sont universelles et qu'elles ont la faculté de parler à chacun.


 
Couleurs du Maghreb
Date
Du 20 juin 2006 au 16 mars 2007
Lieu

Musée départemental Albert-Kahn
14 rue du Port
92100 Boulogne Billancourt

Tel : 01 55 19 28 00


Horaires

Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 19h
Fermeture annuelle : 15 jours en décembre ou janvier (consulter le musée)
Tarif : 1,50 €


À l’heure du 50e anniversaire de l’indépendance du Maroc et de la Tunisie, le musée Albert-Kahn propose ce voyage en 100 photographies couleur prises au coeur du Maghreb au début du XXe siècle. Une exposition qui rend hommage à la volonté d’Albert Kahn d’oeuvrer pour la paix en favorisant la rencontre entre les peuples. Cette promenade envoûtante, sur fond de musique arabo-andalouse, est accompagnée de montages vidéos. Elle permet de découvrir le Maghreb traditionnel et donne un éclairage sur la présence française dans ces trois pays avec la présentation de différents points de vue de l’époque sur le fait colonial.

 

 
Les peintres de la vie moderne
Date
Du 27 septembre 2006 au 12 mars 2007
Lieu
Centre Georges Pompidou
Place Georges Pompidou (rue Saint-Martin)
75003 Paris

Métro : Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet
RER : Châtelet - Les Halles
Bus : 21 29 38 47 58 69 70 72 74 75 76 81 85 96

Horaires
Tous les jours de 11h à 21h sauf les mardis et le 1er mai
(fermeture des caisses à 20h et des salles à 20h50)

Nocturnes tous les jeudis jusqu'à 23h pour certaines expositions précisées dans l'agenda des manifestations (fermeture des caisses à 22h)

Tarif
Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : 8 €
Cette exposition célèbre l'importante donation de la collection de photographies contemporaines faite par la Caisse des Dépôts au Centre Pompidou en 2006. Le parti pris adopté est de montrer la quasi-totalité des 680 œuvres. Composée de photographies d'artistes français et étrangers des années 1980 à nos jours, cette collection laisse une large place à la jeune création. Elle s'est constituée entre 1991 et 2003 à partir d'acquisitions directes choisies en commission d'achat, de commandes et d'aides à la production d'œuvres. Grâce à cet apport, le fonds de photographies du Musée national d'art moderne se trouve considérablement enrichi et de nouvelles œuvres de Thomas Struth, Andreas Gursky, Thomas Ruff, Martin Parr, Thomas Demand, Valérie Jouve, Eric Poitevin, Sophie Ristelhueber... entrent dans les collections nationales.

Le titre de l'exposition, hommage au texte de Baudelaire sur l'éloge de la modernité, suggère que ces œuvres sont en prise avec leur temps. Mise en œuvre par une institution dont les missions publiques sont étroitement liées au développement des territoires et aux perspectives d'aménagement à long terme, la collection photographique de la Caisse des Dépôts reflète la société contemporaine, ses mutations et ses enjeux. Le parcours de l'exposition s'articule, autour d'une salle centrale, la réserve, en trois sections thématiques : pouvoirs, représentation du monde (la France et le Monde) et fictions.

http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Accueil.nsf

 

 
Martial Cherrier, Vicente De Mello, Micha Auer à la MEP
Date
Du 10 janvier au 4 mars 2007
Lieu

Maison Européenne de la Photographie (MEP)
5 / 7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Tel : 01 44 78 75 00

Métro : Saint-Paul, Pont-Marie ou Hôtel-de-Ville
Bus : 67, 69, 96,76, 72

Horaires
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu'à 19 heures 30
Tarif
Plein tarif : 6€
Tarif réduit : 3€
Tarif groupe : 3€ (à partir de 10 personnes) sur réservation
Visite avec conférencier : forfait de 138 € pour un groupe de personnes (jusqu'à 30 personnes) sur réservation

Martial Cherrier, Flye or die
Du 10 janvier au 4 mars 2007

Martial Cherrier n'est pas photographe, pas plus que peintre ou vidéaste. Il est sculpteur de son propre corps. Champion de France de Bodybuilding en 1997, il présente dans cette nouvelle série "Fly or Die" un ensemble d'autoportraits où le papillon - métaphore du bodybuilder - déploie avec grâce, entre séduction et fragilité, d'immenses ailes bariolées. L'itinéraire de Martial Cherrier est celui d'un artiste hors norme qui exhibe avec violence le fait que le corps n'est jamais une donnée naturelle mais une construction sociale, une "factory".

Vicente De Mello : photographies 1995 - 2006
Du 10 janvier au 4 mars 2007

Les trois séries exposées, "Moiré" (1995) "Bestiaire" (1997) et "Galactique" (2000-2006) révèlent une œuvre qui s'articule autour d'une réflexion sur la nature de l'objet photographique et la possibilité pour le photographe d'inventer une autre réalité. Vicente de Mello photographie de manière à priori figurative des objets très communs, mais qui dissociés de leurs contextes troublent le spectateur. L'artiste utilise plusieurs procédés qui participent de cette confusion des repères : la technique de la "nuit américaine" qu'il emprunte au cinéma et qui donne à ses photographies un noir et blanc très contrasté, le traitement des flous et le cadrage, autant de manipulations qui tirent ses images vers l'abstraction.

Micha Auer, photographes devant l'objectif
Du 10 janvier au 4 mars 2007

Michel et Michèle Auer ont entrepris en 1983 la réalisation d'une "Encyclopédie internationale des photographes", publiée en deux volumes en 1985. Une édition actualisée et augmentée est éditée en 1997 sous la forme d'un CD-Rom. Au cours de la production de ce vaste projet, Michel Auer (dit Micha) constate que de nombreux photographes ne possèdent pas de portraits récents d'eux-mêmes. Il décide donc de les photographier et commence ainsi une longue série spécialement conçue pour l'Encyclopédie. Ces portraits sont réalisés avec un Leica M équipé d'un 50 mm, à courte distance, souvent à la table même de l'entretien. L'exposition propose une sélection de quelques figures marquantes de la photographie.

 

 

 
Bruno Baudry : Histoire d'à peine une seconde
Date

Du 24 janvier au 9 mars 2007
Vernissage le 23 janvier 2007 à 18h30

Lieu

Cosmosgalerie
56 Bd latour Maubourg
75007 Paris
Tel: 01 47 05 44 29

Parlant des photographies de Bruno Baudry, son ami Claude Nori aime à dire qu'elles «procèdent de la fugue musicale, d'une variation sur le même thème, celui du corps de la femme » dont le mouvement devient ici danse sensuelle et espace imaginaire, et sur lequel il ne peut s'empêcher de sentir « planer la présence du photographe, comme une ombre de désir ».
Loin de toute virtuosité affichée, les images laissent en effet imaginer un duo chaque fois consenti, accepté, maîtrisé entre le photographe et son modèle, une concentration de toutes les tensions entre le corps en mouvement et celui qui lui fait face, entre recherche de la bonne distance et entrée dans la sphère de plaisir.
Avec ses « Histoires d'à peine une seconde », Bruno Baudry signe à la Cosmosgalerie un nouvel essai photographique en noir et blanc, où le sujet semble ne prendre forme dans l'image que pour s'y diluer aussitôt, comme une pluie de sable qui glisserait et se déverserait dans le grain du papier. Promeneuses un peu pressées, belles endormies, corps emportés dans une danse libre… Autant d'univers juste entrevus, de rencontres improbables, d'histoires dont on aurait oublié de nous raconter la fin…

Photographe, consultant et directeur de projets photographiques, Bruno
Baudry est avant tout un passionné, avec un parcours qui l'a aussi emmené vers la communication de l'image. Dans son travail photographique personnel, il explore des territoires pluriels - le corps, la matière, l'intime.
Sa quête tient à la fois de la photographie et de la performance, de l'esthétique et de l'autobiographie.

 

 
La photographie publicitaire en France,
de Man Ray à Jean-Paul Goude
Date
Du 8 novembre 2006 au 25 mars 2007
Lieu

Le musée de la Publicité
107 rue de Rivoli
75001 Paris

Tel: 01 44 55 57 50

Horaires

Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 18h et du samedi au dimanche de 10h à 18h


Apparue dès la fin du XIXe siècle, l’utilisation de la photographie à des fins publicitaires prend réellement son essor dans les années 30 à la faveur des possibilités offertes par les progrès des techniques d’impression. Les grands photographes comme Laure Albin-Guillot (née en 1879) créent ainsi de toutes pièces la discipline. Dans cette perspective historique, les grands studios pionniers comme Draeger et les créateurs de service photographique au sein des journaux tel qu’Emmanuel Sougez pour l’Illustration, sont mis en lumière. Après la guerre, la photographie, s’imposant alors dans les annonces presse, s’élargit aux produits de consommation de masse. Le règne de la couleur à partir des années 60 est aussi celui de ce procédé technique illustré par les grandes figures des générations suivantes, Guy Bourdin, Jean-Loup Sieff, Jean-Paul Goude, Serge Lutens et d’autres dont les images très connues cachent les noms de Jean-Claude Dewolf (campagnes Perrier et Monsavon), Jean-Pierre Ronzel (30 ans d’images pour Porsche et Volkswagen). De nos jours elle se fait perfectionniste ou provocatrice, esthétisante ou théâtrale à l’exemple des plus jeunes : Jean-Marie Vives (Fondation Nicolas Hulot) ou Dimitri Daniloff (Playstation).

 

 
L'Orient des photographes arméniens
Date

Du 20 Février au 1er Avril 2007

Lieu

Institut du Monde Arabe
1, rue des Fossés-Saint-Bernard
Place Mohammed-V
Tél. : 01 40 51 38 38

Métro : Jussieu, Cardinal-Lemoine, Sully-Morland
Bus : 24, 63, 67, 86, 87, 89

Horaires
Tous les jours sauf le lundi, de 13 h à 18 h
Salle d’Actualité (niv. -1)
Tarif
Plein tarif : 4 euros
Tarif réduit : 3 euros

L’exposition présente une dizaine de ces photographes qui opéraient à Istanbul, Beyrouth, Damas, Palestine et Le Caire durant la deuxième moitié du XIXe siècle et la première moitié du xxe siècle.

Au XIEe siècle, les premiers voyageurs occidentaux photographiaient principalement les vestiges archéologiques et les sites bibliques. Les photographes arméniens, eux, réalisaient une grande partie de leur chiffre d’affaires à partir des prises de vues réalisées en studio ou dans les quartiers populaires des grandes villes. Leurs clichés constituent aujourd’hui des archives de grande valeur, en cela qu’ils sont une véritable chronique de la société orientale au xixe siècle. Principaux acteurs de l’histoire de la photographie en Orient, les Arméniens auront ainsi joué un rôle édifiant dans la mémoire de ce territoire qui s’étend de Constantinople jusqu’au Caire.

Les Arméniens ont contribué d’une façon essentielle au développement de toutes les branches des arts et métiers dans l’Empire ottoman. Ce phénomène a ses racines, pour une grande part, dans la situation politique et sociale qui était celle des Arméniens – et des autres communautés « minoritaires » – pendant la seconde moitié du xixe siècle et la première décennie du xxe siècle. Victimes de persécutions systématiques et de massacres organisés, ils se dispersèrent en grand nombre parmi les villes de Syrie et d’Égypte, et la photographie devint pour eux un moyen d’existence là où ils s’étaient établis.

L’exposition présente une dizaine de ces photographes qui opéraient à Istanbul, Beyrouth, Damas, Palestine et Le Caire durant la deuxième moitié du xixe siècle et la première moitié du XXe siècle. Elle s’achève sur les tirages colorisés de Katia Boyadjian, intitulés « Carnets d’Egypte ». Dernière héritière de cette lignée de photographes arméniens, Katia Boyadjian – fille du photographe Angelo – a perpétué la tradition de colorisation (peinture à l’huile sur des tirages noir et blanc) pratiquées souvent par les Arméniens d’Orient.

Parmi les artistes qui seront présentés figurent :

Abdullah Frères
G. Lékégian
Garabed Krikorian
Abraham Guirogossian
Yessayi Garabedian
Sarrafian Bros
Halladjian
Van Leo
Angelo
Katia Boyadjian


 

 
Bruce Davidson : Time of Change et 100e rue
Date
Du 17 janvier au 22 avril 2007
Lieu
Fondation Henri Cartier Bresson
2 impasse Lebouis
75014 Paris

Tel : 01 56 80 27 00
Horaires
Du mardi au dimanche de 13h à 18h30 - dernière entrée 30 mn avant la fermeture
Le samedi de 11h à 18h45
Nocturne le mercredi jusqu’à 20h30
Fermé lundi et jours fériés (sauf 25 mai et 11 novembre)
Tarif
Plein tarif : 3 €
Tarif réduit : 5 €
Gratuit en nocturne le mercredi (18h30 – 20h30)


Bruce Davidson, né à Chicago en 1933, membre de Magnum Photos, a produit en un demi-siècle une oeuvre unanimement célébrée pour sa puissance formelle, sa dimension sociale et politique, et sa profonde humanité. La Fondation Henri Cartier-Bresson présente aujourd’hui deux essais emblématiques de son travail : « Time of Change » et « 100e rue ». L’exposition rassemble une centaine de photographies noir et blanc sélectionnées par l’auteur avec Agnès Sire, directrice de la Fondation HCB, ainsi que quelques vintages de la série « 100e rue » publiés à l’époque dans la revue DU. Les tirages modernes ont été réalisés à New York par Bruce Davidson. La plupart de ces images n’ont jamais été montrées en France.

« Time of Change », témoignage majeur de l’émancipation des Noirs américains, et « 100e rue », portrait du Harlem espagnol, sont deux travaux remarquables pour leur force esthétique et pour leur portée historique. Ces images constituent une mémoire visuelle incontournable des Etats Unis des années 1960. Bruce Davidson s’inscrit dans la lignée de la photographie sociale, comme Lewis Hine et les photographes de la FSA (Farm Security Administration). John Szarkowski, directeur honoraire du département de photographie du MoMA, écrivait à son sujet : « Peu de photographes contemporains nous livrent des observations personnelles si peu embellies – si dénuées de falsifications ou d’artifice. La présence qui emplit ses photos semble être celle de la vie qui y est montrée, à peine altérée par sa transformation en art ». Toujours dans la durée, Davidson s’est intégré dans ces univers sous tension avec une profonde et rare empathie.

Alors qu’il étudie la photographie à l’université, Bruce Davidson est profondément marqué par ces mots d’Henri Cartier-Bresson (Images à la Sauvette, 1952) : « C’est en vivant que nous nous découvrons, en même temps que nous découvrons le monde extérieur. Il nous façonne, mais nous pouvons agir sur lui. ». En 1957, basé à Paris pour son service militaire, il réalise son premier essai, « La Veuve de Montmartre », le présente à son « père photographique » Henri Cartier-Bresson, qui l’encourage à poursuivre son travail. Il intègre Magnum en 1958, s’installe à New York et réalise « The Dwarf » puis « Brooklyn Gang ». En 1960, il réalise un portrait de la Grande Bretagne en crise pour le magazine Queen.

De 1961 à 1965 il documente la lutte pour les droits civiques aux Etats Unis (« Time of Change »), puis il commence à travailler sur Harlem (« East 100th Street »). Suivent « Subway » (1986), images en couleurs du métro new yorkais, et « Central Park » 10 ans plus tard. Au début des années 1970, il réalise trois documentaires. Il travaille par ailleurs pour la presse, notamment pour Life, Vogue, Queen, ou Esquire. Son travail a été largement publié, exposé et collectionné par les plus grandes institutions, dont le Museum of Modern Art (MoMA), l’International Center of Photography à New York (ICP), le Walker Art Museum à Minneapolis, le Smithsonian Institute à Washington ou la George Eastman House à Rochester. Davidson vit toujours à New York, où il poursuit son travail photographique. Une exposition présentant ses oeuvres récentes sur les jardins de Paris sera organisée à la Maison Européenne de la Photographie de juin à septembre 2007.



Time of Change
Lutte pour l’égalité des droits civiques, 1961-1965

Pendant 5 ans, Bruce Davidson a photographié la lutte pour l’émancipation des Noirs américains dans le sud des Etats Unis, à Chicago et à New York. Parmi ses images devenues emblématiques, l’une des premières mobilisations de Malcom X à Harlem, les combats menés par Martin Luther King, notamment la marche de Selma au printemps 1965 - un parcours de 80 km entre Selma et Montgomery - l’un des événements marquants de la lutte pour les droits civiques. Ces images furent rassemblées en 2002 dans l’ouvrage « Time of Change » (St Ann’s Press, 2002). En mai 1961, le New York Times envoie Bruce Davidson couvrir la Freedom March, un voyage en autobus d’étudiants anti-ségrégation de l’Alabama au Mississippi. Bruce Davidson s’intègre alors au mouvement et le photographie de l’intérieur, devenant le témoin principal de la lutte des Freedom Riders, participant aux marches, aux convois, photographiant les arrestations, les « Blancs goguenards », la violence des confrontations avec les forces de l’ordre En 1962, il reçoit une bourse de la Fondation Guggenheim pour photographier le « mouvement pour les droits civiques ». Il se rend notamment dans le sud et partage la vie d’un camp de travailleurs saisonniers, cueilleurs de coton, pris dans la tourmente des violences ségrégationnistes et du désir d’émancipation. Davidson témoignera pareillement de leurs combats sociaux et de leur intimité. Dans le New York Times du 24 janvier 2003, Sarah Boxer écrivit : « Le témoignage offert par Bruce Davidson de ces cinq années cruciales pour le sud des Etats Unis - quasiment toujours concentré sur les moments de vulnérabilité silencieuse – transmet de manière profondément intuitive les sensations d’un observateur intérieur de cette foule déchaînée. »



100e rue
Spanish Harlem, New York, 1966-1968

En 1965, le Harlem espagnol était considéré comme le quartier le plus déshérité et le plus malfamé de New York. Bruce Davidson s’est peu à peu immiscé dans ce monde invisible qui l’attirait profondément. « Je devais me pousser parfois pour aller dans ce quartier parce que j’avais peur de violer la barrière douloureuse de leur pauvreté. Mais une foisque j’y étais et que j’entrais en contact avec quelqu’un, que je me sentais intégré, je ne voulais plus m’en aller.» Muni d’une chambre avec soufflet, d’un flash électronique, Bruce Davidson a su s’intégrer à la communauté et devenir le témoin privilégié de sa vie sociale et politique, tirant tour à tour, souvent « à la demande », le portraits de familles, de couples, de ceux qui souhaitaient être immortalisés par le « picture man ». Dans la rue, dans les bars, sur les toits, dans les intérieurs sombres, trois années durant, il a inlassablement photographié les habitants de ce quartier, notamment grâce à une bourse du National Endowment for the Arts, attribuée pour la première fois à un projet photographique. « Je regardais les gens dans les yeux. Ils étaient calmes, tranquilles, retirés en eux-mêmes. » Ce travail fut publié en 1969 dans le magazine suisse DU, puis par Harvard University Press en 1970 (East 100th Street, dont une édition augmentée est publiée en 2003). La même année, une exposition au MoMA de New York, où « les habitants de la 100e rue sont venus se voir », couronna l’excellence de ce travail.

http://www.henricartierbresson.org

 

 
L'Événement
les images comme acteurs de l'histoire
Date
Du 16 janvier au 01 avril 2007
Lieu
Jeu de Paume
Site Concorde
1 place de la Concorde
75008 Paris
Tel : 01 47 03 12 50
Horaires
Ouvert
Mardi (nocturne) : 12h à 21h
Mercredi à vendredi : 12h à 19h
Samedi et dimanche : 10h à 19h
Fermeture le lundi

Fermeture le 25 décembre
Tarif
Entrée : 6 €
Tarif réduit : 3 €

Un billet groupé pour les sites Concorde et Sully est disponible :
- Plein tarif 8 €
- Tarif réduit 4 €
Ce billet est valable pendant toute la durée des expositions sur le deuxième site

 

L'histoire contemporaine nous apparaît comme une succession de faits dont les médias accentuent le rythme effréné sans établir une réelle hiérarchie entre l'anecdote et l'événement.

Cette exposition propose une sélection de représentations de moments historiques significatifs, au travers de grands "motifs" tels la bataille (la guerre de Crimée), l'attentat (le 11 septembre), la révolution sociale (les congés payés), la mise à mort des symboles (la chute du mur de Berlin) ou bien encore l'exploit (la conquête de l'air), montrant à quel point l'actualité du XIXe siècle a connu un traitement qui fait écho à celui d'aujourd'hui et comment des processus différents permettent à l'événement de prendre forme dans notre conscience.

 

 
Viva, une agence photographique
Date
Du 30 janvier au 9 avril 2007
Lieu
Site sully
Hotel de Sully
62 rue Saint Antoine
75004 Paris
Tel : 01 42 74 47 75
Horaires
Mardi à vendredi : 12h à 19h
Samedi et dimanche : 10h à 19h
Fermeture le lundi
Tarif

Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 2,50 €

Un billet groupé pour les sites Concorde et Sully est disponible :
- Plein tarif, 8 €
- Tarif réduit, 4 €
Ce billet est valable pendant toute la durée des expositions sur le deuxième site.

Abonnement annuel
"Laissez-passer" du Jeu de paume valable un an à compter de l'inscription.
Plein tarif : 31 €
Tarif réduit : 23 €
Duo : 46 €

 

Cette exposition retrace l'histoire et la singularité de l'agence Viva (1972-1982). Elle regroupe une sélection de 150 images ayant marqué les moments fondamentaux de cette agence et le parcours de certains de ses membres.

Agence fondée dans un état d'esprit communautaire, par huit photographes appartenant à la génération de Mai 1968 (Alain Dagbert, Martine Franck, Hervé Gloaguen, François Hers, Richard Kalvar, Jean Lattes, Guy Le Querrec, Claude Dityvon), Viva, comme Magnum son aînée, s'inspire de la formule de la coopérative. Groupement d'auteurs-artistes plus qu'agence de presse, Viva se distingue par une production d'images qui, entre actualité immédiate et illustration, reportage de fond et attitude purement créative, témoigne d'un certain recul par rapport aux événements. Viva fournit des sujets autonomes et construits revendiquant un engagement social, moral ou politique à travers une démarche esthétique individuelle.

Il s'agit de la première rétrospective consacrée au groupe "Viva" en tant que collectif d'auteurs et agence d'avant-garde.

Le nom de Viva est une proposition de Martine Franck :
"Viva. Viva, la vie ! C'est un cri de joie !"

 

 
Franck Horvat : Figures romanes
Date
Du 8 mars au 26 mai 2007
Lieu

La maison près Bastille
Cour Damoye
12 rue Daval
75011 Paris

Tel : 01 43 55 30 39

Métro : Bastille

Horaires

Ouvert tous les jours sauf lundi de 14h à 19h, le dimanche de 12h à 17h

 

Voir http://www.lamaisonpresbastille.fr pour plus d'informations

 

 

Richard Kalvar, Catherien Ikam/Louis Fléri, Alain Fleischer,
Edouard de' Pazzi, Bruno Mouron et Pascal Rostrain

Date
Du 14 mars au 3 juin 2007
Lieu

Maison Européenne de la Photographie (MEP)
5 / 7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Tel : 01 44 78 75 00

Métro : Saint-Paul, Pont-Marie ou Hôtel-de-Ville
Bus : 67, 69, 96,76, 72

Horaires
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu'à 19 heures 30
Tarif
Plein tarif : 6€
Tarif réduit : 3€
Tarif groupe : 3€ (à partir de 10 personnes) sur réservation
Visite avec conférencier : forfait de 138 € pour un groupe de personnes (jusqu'à 30 personnes) sur réservation

Richard Kalnar : Terriens
Du 14 mars au 3 juin 2007

L'exposition retrace quarante ans de carrière du photographe américain et parisien Richard Kalvar parcourant les États-Unis, l'Europe et le Japon à la recherche d'images insolites, drôles et émouvantes. Si Richard Kalvar voyage, ses périples ne l'ont pourtant pas orienté vers le photoreportage. On pourrait même le définir comme un anti-photojournaliste. Il opte pour une démarche plus impressionniste, plus psychologique et énigmatique. Jouant sur un effet de décalage entre la banalité de la situation et une impression d'étrangeté, ses photographies évoluent constamment entre plusieurs niveaux d'interprétation. Imprégnées d'ambiguïté et d'humour noir, ces photographies, classiques en apparence, offrent une voie originale de confrontation au réel.

 

Catherine Ikam / Louis Fléri : Digital diairies
Du 14 mars au 3 juin 2007

Depuis les années 80, Catherine Ikam revisite les archétypes de notre société à travers le prisme des technologies : Fragments d'un archétype et Identité III ont été deux pièces fondatrices de l'art vidéo. Depuis 1990, elle collabore avec Louis Fléri à la réalisation de personnages virtuels interactifs, comme Elle et Oscar. Proches de l'univers de Philip K. Dick, auteur américain de romans et de nouvelles de science-fiction, Catherine Ikam et Louis Fléri s'intéressent aux relations ambiguës existant entre la réalité et l'apparence, le vivant et l'artificiel, l'humain et le modèle.
L'exposition présente des sculptures vidéo, des installations virtuelles, des portraits infographiques, une vidéo inédite en hommage à Nam June Paik, Piano Pieces, et une installation numérique interactive en relief Digital Diaries réalisée en 2006-2007.

 

Alain Fleischer : 599
Du 14 mars au 3 juin 2007

Introduit dans ces sanctuaires de l'automobile que sont les usines de Ferrari (Maranello), de son partenaire Fontana Pietro (Lecco) et de Pininfarina (Turin), Alain Fleischer a photographié les matrices originelles de la carrosserie et du moteur du dernier modèle, la "599". Le moule est ici comme le négatif en photographie, c'est l'empreinte invisible qui permet de faire surgir les formes ; apparaissent ainsi des sculptures abstraites, ou des maquettes d'urbanisme. Depuis longtemps déjà, Alain Fleischer s'intéresse aux diverses modalités de déplacement, de report, de projection, de reflet, d'empreinte, et pour tout dire, de transfert des formes capables d'être déchiffrées comme des générateurs de récits.

Edouard de' Pazzi : Memento Mori
Du 14 mars au 3 juin 2007

De l'écriture à l'image, Edouard de'Pazzi a suivi un itinéraire atypique qui l'a mené à la photographie. Promeneur existentiel, Edouard de'Pazzi est un collectionneur d'images, élaborées ou spontanées, accumulées comme autant de sentiments, de sensations, de visions. De ce corpus photographique, il se nourrira a posteriori pour composer des diptyques ou des séquences. Les objets, les corps, les lieux, qui émergent de ce processus idéatif, flottent dans un espace et un temps volontairement indéfinissables et indéterminés, invitant le spectateur à se perdre pour mieux se retrouver. L'exposition présente différents travaux réalisés entre 2001 et 2006 issus d'un ensemble intitulé Memento Mori, allusion à cette conscience intime, archaïque de l'éphémère ainsi qu'aux représentations picturales symboliques de notre condition de mortels, que les historiens d'art nomment "Vanités".

Bruno Mouron et Pascal Rostrain : Trash
Du 14 mars au 3 juin 2007

Un article du quotidien Le Monde est à l'origine de ce travail : un professeur d'université en sociologie y exposait son étude consacrée à l'analyse des poubelles pour appréhender les phénomènes de consommation et les comportements sociaux. Bruno Mouron et Pascal Rostain y trouvèrent là un alibi en parfaite logique avec leur métier : ils décidèrent alors de "faire les poubelles" de leurs clients habituels, les célébrités. Leur mode opératoire relève d'une pratique tout autant "paparazzique" que sociologique : il s'agit de traquer, de localiser puis de planifier la collecte des déchets. Rapatriés dans leur atelier, ces déchets sont triés, puis choisis et présentés selon une logique autant formelle que taxinomique. Ce classement étudié des consommés tend à révéler l'intimité de leur consommateur. Ainsi composées et photographiées, ces poubelles transitent du refoulé à l'exposé.

http://www.mep-fr.org/

 

 

 
Jean-Christian Bourcart et Jürgen Nefzger
lauréats des Prix Photo du Jeu de Paume 2006
Date
Du 24 avril au 3 juin 2007
Lieu
Site sully
Hotel de Sully
62 rue Saint Antoine
75004 Paris
Tel : 01 42 74 47 75
Horaires
Mardi à vendredi : 12h à 19h
Samedi et dimanche : 10h à 19h
Fermeture le lundi
Tarif

Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 2,50 €

Un billet groupé pour les sites Concorde et Sully est disponible :
- Plein tarif, 8 €
- Tarif réduit, 4 €
Ce billet est valable pendant toute la durée des expositions sur le deuxième site.

Abonnement annuel
"Laissez-passer" du Jeu de paume valable un an à compter de l'inscription.
Plein tarif : 31 €
Tarif réduit : 23 €
Duo : 46 €

Le Jeu de Paume expose, en partenariat avec Olympus France et la Manufacture Jaeger-LeCoultre, les laureats des Prix Photo 2006 :
Jean-Christian Bourcart, Prix du jury
Jürgen Nefzger, Prix du public

Jean-Christian Bourcart
Jean-Christian Bourcart est né en 1960 à Colmar. Il vit et travaille à New York depuis 1997. Après l’obtention du diplôme de l’École technique de photographie et d’audiovisuel de Toulouse en 1983, il suit une formation en psychologie (1985-1987), puis se consacre exclusivement à la photographie.
Son travail a fait l’objet de monographies, d’expositions personnelles et collectives, d’articles et de publications, dans les champs de la photographie et de l’art contemporain, en France et à l’étranger. Plusieurs Prix lui ont été décernés : Prix Gilles Dusein, World Press Award, Prix Polaroïd.
Ses images, habitées par des motifs récurrents (transgression, obsession, mouvement), cherchent toujours à dévoiler les mondes secrets des gens, leurs activités, leurs traces, etc.

Dans cette exposition, Jean-Christian Bourcart présente les séries
Madones infertiles (1992) et Forbidden City (1998-2001) qui rassemblent des photographies prises clandestinement dans des maisons closes ou des clubs privés, à Francfort, New York et Paris.
Traffic (1999-2003) pour laquelle, armé d’un téléobjectif, Jean-Christian Bourcart s’est posté à un feu rouge, dans une rue de New York pour réaliser une galerie de portraits d’automobilistes ou de passagers bloqués dans les embouteillages. Le photographe est face à ces sujets dont il observe et photographie la réaction, toujours à travers une vitre.
Stardust est une série que l’artiste a faite dans un cinéma multiplex à New York en 2005-2006 : les prises de vue sont réalisées à la source de la projection quand celle-ci traverse la vitre qui sépare la cabine de projection de la salle. Complètement floues, ces images sont arrêtées dans leur course et deviennent de simples masses de couleur fantomatiques enserrées dans l’obscurité de la salle. Seuls les silhouettes y sont discernables.
L’artiste présente également Collateral, Tivoli (New York), 2005 : l’artiste projette des images de la guerre d’Irak, puisées sur Internet, sur des maisons, des pavillons de banlieues, des voitures, puis re-photographie ces projections. (...) Ces photographies sont présentées pour la première fois à l’occasion de l’exposition au Jeu de Paume ; jusqu’ici elles étaient consultables sur le site internet du photographe.

Jürgen Nefzger
Jürgen Nefzger est né en 1968 en Allemagne. Il vit et travaille à Paris. Diplômé de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles en 1994, il expose son travail en France et à l’étranger depuis une quinzaine d’années.

Son travail, axé sur le paysage contemporain et ses mutations dues à l’intervention de l’homme revêt un style documentaire accentué par l’utilisation de la chambre. Explorant les zones urbaines, périurbaines et rurales, Jürgen Nefzger cherche à investir ce qu’il appelle un "ordre environnemental".
Dans le cadre de ce prix et de cette exposition, Jürgen Nefzger présente une série récente réalisée entre 2003 et 2006 et intitulée Fluffy Clouds. Ces images, toujours réalisées à la chambre, en technique argentique et en couleur, présentent un tour de plusieurs pays européens (France, Allemagne, Espagne, Suisse, Grande-Bretagne, Belgique) à travers leurs centrales nucléaires. "En utilisant une chambre photographique, j'accentue, avec un procédé technique, ce style documentaire : mise en avant du sujet, effacement de l'auteur, fausse neutralité…". Jürgen Nefzger a associé à cette série de photographies, un diaporama en fondu enchaîné intitulé, Valdecaballeros, réalisé en Espagne, sur un site particulier, où une centrale nucléaire commandée par Franco n'a jamais vu le jour.

http://www.jeudepaume.org

 

 
Céline Anaya Gautier : Esclaves au paradis
Date

Du 15 mai au 15 juin 2007

Lieu

Usine Spring Court
5, passage Pivert
75011 Paris

Métro : Belleville, Goncourt

Horaires

Ouvert du lundi au samedi de 10h à 18h
Nocturne le jeudi jusqu'à 21h

Tarif

Exposition gratuite

Esclaves au paradis : L’esclavage contemporain en République Dominicaine

Le contexte
Chaque année, des milliers d’Haïtiens fuient en République Dominicaine dans l’espoir d’une vie meilleure. Ils tentent d’échapper à la misère qu’ils connaissent dans leur pays. La grande majorité d’entre eux n’ont pas de papiers et ne peuvent pas entrer légalement en République Dominicaine. Des réseaux très organisés de passeurs et de buscones (trafiquants haïtiens et dominicains) leur font miroiter des emplois illusoires et leur demandent des sommes exorbitantes pour leur faire passer la frontière. Les buscones soudoient les fonctionnaires afin que les travailleurs migrants sans papiers puissent passer les postes de contrôle militaires mis en place pour les intercepter.
Après avoir traversé la frontière, un grand nombre de ces travailleurs sont emmenés dans des bateys (baraques pour les ouvriers des plantations sucrières). Ils font ainsi partie des 30 000 ouvriers employés chaque année en tant que saisonniers dans l’industrie de la canne à sucre. Ceux qui ne réussissent pas à trouver un emploi dans le secteur agricole tentent leur chance ailleurs, par exemple dans le bâtiment.
Malgré leur emploi, de nombreux immigrés haïtiens sont expulsés en raison d’une mauvaise application de la législation sur l’immigration. Des Haïtiens sont régulièrement arrêtés par la police, par les services de l’immigration ou par l’armée et renvoyés massivement en Haïti sans que soient examinés leurs papiers ou leur situation au regard de cette législation.
La discrimination fondée sur la nationalité ou la race aggrave encore ce phénomène. Les autorités recourent en effet au profilage racial pour arrêter les immigrés sans papiers. Les jeunes hommes noirs sont les principales victimes de ces méthodes expéditives. Même lorsqu’ils possèdent un visa en cours de validité, une carte de résident permanent ou la nationalité dominicaine, ils sont renvoyés de force en Haïti car les autorités considèrent automatiquement que leurs papiers sont faux.
« Quand vous êtes noir, que vous ayez ou non une carte d’identité ou un certificat de naissance, ça ne change rien. Ça n’a aucune valeur, explique Téolé, un Dominicain d’origine haïtienne qui travaille pour la défense des droits des immigrés haïtiens. Dans la rue, face aux agents de l’immigration, vous n’avez plus aucun droit. » Téolé a lui-même déjà été renvoyé en Haïti, malgré sa nationalité dominicaine.
Les personnes qui sont expulsées ne sont pas autorisées à contacter leur famille pour les avertir de leur situation, ni même à récupérer leurs biens ou le salaire qui leur est dû. Parfois, leurs affaires et leurs papiers sont confisqués par les services de l’immigration.
Francisca José, une petite fille de huit ans, a été arrêtée dans la rue à Santo Domingo avec cinq autres enfants, le 4 janvier 2006. Un agent de l’immigration l’a frappée au visage et elle a été envoyée dans un centre de détention pour immigrés sans que ses parents en soient avertis. Francisca a été remise en liberté le lendemain, les services de l’immigration ayant reçu la preuve de sa nationalité dominicaine.
Les Haïtiens sont souvent accusés à tort d’être responsables de la hausse de la criminalité et du chômage en République Dominicaine. Ils sont fréquemment victimes d’actes xénophobes parfois extrêmement violents. Ainsi, le 7 mars 2006, dans la localité de Yabonico (province de San Juan), deux Haïtiens, Edison Odio et Jako Medina, ont été très grièvement brûlés par une foule qui voulait venger le meurtre d’un maire dominicain. Craignant pour leur vie, des centaines d’Haïtiens ont alors fui la région.

Esclaves en République Dominicaine
On estime à environ 500 000 le nombre de femmes, hommes et enfants prisonniers des bateys. Les traversées des braceros haïtiens résultent d’un processus clandestin, perpétré avec la complicité des offices de migrations, des autorités dominicaines et haïtiennes, ainsi que de trois familles intraitables de propriétaires : les Vicini, les Campollo et les Fanjul.
Nombre de ces migrants restent pris dans ce système et passeront le reste de leur vie dans des bateys* insalubres. Les braceros** travaillent quinze heures par jour, sans garantie de salaire ; les plus expérimentés parviennent à couper une tonne et demie de canne, payée à peine 1 euro en ticket de rationnement. Les femmes, elles, tentent d’assurer la survie du batey, tandis que les enfants d’Haïtiens nés en République Dominicaine ne sont reconnus par aucun des deux gouvernements. On estime à 250 000 les enfants apatrides en République Dominicaine.
Céline Anaya Gautier et Esteban Colomar ont pu s’introduire dans ces plantations grâce à deux prêtres, Christopher Hartley et Pedro Ruquoy, qui ont travaillé quotidiennement sur le terrain pour accompagner et défendre ces hommes réduits en esclavage.

* Bateys : campements destinés à l’origine aux coupeurs de cannes.
** Braceros : coupeurs de canne

15 heures de travail par jour = 1 tonne de canne = 1 euro en ticket de rationnement


L’événement Esclaves au paradis vise à dénoncer le trafic d’êtres humains et le maintient en esclavage des coupeurs de canne à sucre d’origine haïtienne dans les exploitations de République Dominicaine.

http://www.esclavesauparadis.org/

 

 

 
VU' à Orsay
Date

Du 5 décembre 2006 au 29 juillet 2007

Lieu

Musée d'Orsay
1, rue de la Légion d'Honneur
75 Paris

Horaires

Ouverture le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche de 9h30 à 18h le jeudi de 9h30 à 21h45

Tarif

Plein tarif : 7,5 euros
Tarif réduit : 5,5 euros
Le dimanche et à partir de 16h15 (20h le jeudi) : 5,5 euros

Créée en 1986 par Christian Caujolle dans le sillage du quotiden Libération, l'agence photographique VU' fête en 2006 ses 20 ans.

A cette occasion et en lien avec le vingtième anniversaire du musée d'Orsay, ouvert au public le 6 décembre 1986, l'agence VU' a proposé au musée de donner carte blanche à cinq de ses plus grands photographes : Gabriele Basilico, Rip Hopkins, Richard Dumas, Juan Manuel Castro Prieto, Stanley Greene.

Chacun de ces photographes a choisi un angle particulier de reportage dans le musée : l'architecture, les collaborateurs, les collections, les publics

Voir aussi l'agence VU

Avis Photada Belles photos du musée d'Orsay, dommage qu'il n'y en ait qu'une quinzaine...

 

 
Sahel : l'homme face au désert (Roberto Neumiller)
Date
Du 24 mars au 1er juillet 2007
Lieu

Sur les grilles du jardin du Luxembourg
Rue de Médicis
RER : Luxembourg
75013 Paris

Horaires

Exposition gratuite
Ouverte 7 jours sur 7, 24 h sur 24
Éclairage nocturne
Présentation en français, anglais et japonais

La planète va mal, très mal et le Sahel encore plus. Cette exposition est un appel à l'aide... Autrefois riche et lieu de passage obligé de négoces divers offrant la prospérité à ses habitants, cette région est aujourd'hui la plus pauvre au monde et menacée de disparition.

Témoin de la lente agonie du Sahel depuis les années 1970, Marc Francioli , Président de SOS SAHEL, a entraîné son ami photographe Roberto Neumiller à la rencontre des Nigériens, des Maliens, des Sénégalais, des Burkinabés, des Mauritaniens, pour témoigner de la richesse des peuples et des traditions qui tendent vers un même but : survivre malgré l'hostilité ambiante.

En 80 portraits pudiques mais qui ne cachent rien de la misère et de la difficulté de s'adapter à l'environnement, le visiteur découvrira aussi bien le barbier de Tombouctou que l'infirmier du bout du monde, ou encore le gardien du puits d'Achégour au cœur du Ténéré. Il sera surpris par les manuscrits de l'imam Baba et pénétrera dans le palais du Moro Naba, empereur des Mossi. Avec eux se révèleront les mille facettes du Sahel et l'ingéniosité des hommes pour s'adapter. Mais le désert ne cesse d'avancer, le climat capricieux ne cesse d'épuiser les ressources en eau, de plus en plus rares, et l'Homme en est l'une des causes.

Le Sénat , en offrant « les plus belles cimaises du monde » à SOS Sahel, manifeste sa solidarité et pose un acte fort pour une plus grande prise de conscience de l'écart à combler afin que le mot humain garde un sens et que les Sahéliens puissent demain vivre dignement sur leur terre.

 

 
Atget, une rétrospective
Date

Du 27 mars au 1er juillet 2007

Lieu

BNF
Site Richelieu - Galerie de photographies
58 rue de Richelieu
75002 Paris

Métro : Lignes 3 (Bourse),1 et 7 (Palais-Royal), 7 et 14 (Pyramides)
Bus 20, 29, 39, 67, 74 , 85

Horaires

Mardi-samedi de 10 h à 19 h. Dimanche de 13 h à 19 h.
Fermé lundi et jours fériés.

Tarif

Tarif plein : 7.00 euros
Tarif réduit : 5.00 euros

Visites guidées :
• Individuelles : information et réservation obligatoire au 01 53 79 40 43
• Pour les groupes : information et réservation obligatoire même pour les visites libres au 01 53 79 49 49

 

 

 

 

 

 

Atget est surtout célèbre pour avoir photographié Paris pendant plus de trente ans. Ses oeuvres ont connu un destin extraordinaire : elles ont d'abord été acquises comme documentation, du vivant du photographe, par des institutions, mais également par des historiens, des peintres et des artisans. Ses travaux n'étaient guère considérés comme relevant du domaine de l'art mais, juste avant sa mort qui survient le 4 août 1927, ses photographies suscitent l'intérêt deMan Ray qui lui en achète une quarantaine et de son assistante, Berenice Abbott. Celle-ci acquiert après la mort du photographe 1500 négatifs et 10000 tirages demeurés dans l'atelier et les emporte aux Etats-Unis. Elle s'emploiera quarante années durant à faire connaître cette oeuvre unique qui exerça une influence notable sur des photographes américains tels Walker Evans ou Lee Friedlander. En France, Robert Desnos et Pierre Mac Orlan s'attachent également à faire connaître l'univers d'Atget à la fin des années 20 et au début des années 30. A l'occasion du 150e anniversaire de la naissance d'Atget, l'exposition proposée par la BnF s'entend à analyser aussi bien le contexte historique de la réalisation de son oeuvre photographique - « invention » du Vieux Paris et du patrimoine urbain autre que monumental - que son incroyable succès, jamais démenti depuis sa mort en 1927. Les collections du département des Estampes et de la photographie comptent plus de 5 000 images acquises entre 1899 et 1927 auprès de l'artiste lui-même. Près de trois cent cinquante
épreuves seront exposées, y compris les sept albums constitués par Atget pour la Bibliothèque Nationale et les premiers livres et revues ayant publié ses photographies. Cette importante sélection permet de restituer « Atget tel qu'en lui-même », en rendant justice au rôle essentiel joué par ce photographe, trait d'union entre les XIXe et XXe siècles.

 

 

 
L'image d'après
Date

Du 4 avril au 30 juillet 2007

Lieu

La Cinémathèque française
51, rue de Bercy
75012 PARIS

Métro Bercy - Lignes 6 et 14
Bus n°24, n°62, n°87

Informations : 01 71 19 33 33
Horaires


Horaires pour les expositions
Du lundi au samedi de 12h à 19h, nocturne le jeudi jusqu’à 22h
Le dimanche de 10h à 20h.
Fermeture le mardi.

Tarif


Tarif exposition "L'Image d'après"
Plein tarif : 7€, Tarif réduit : 6€
Moins de 12 ans : 5€
Forfait Atout Prix : 5€
Libre Pass : accès libre

 

 

 

 

 

 

« L'Image d'après », c'est ainsi qu'Henri Cartier-Bresson définit le cinéma. Selon Henri Cartier-Bresson, le cinéma c'est toujours ce qui vient après : moins l'image vue ou projetée sur un écran, que celle qui lui succède, prise dans le défilement.


Le cinéma peut-il être, a contrario, “l'image d'avant”, c'est-à-dire celle qui inspire le photographe dans la capture du réel ? Comment le cinéma s'immisce-t-il dans l'imaginaire d'un photographe ? Quelle part de rêve, de fantasme, d'obsession, le photographe projette-t-il sur le monde ?


A l'occasion des 60 ans de Magnum Photos en 2007, nous avons interrogé dix photographes de cette agence, appartenant à plusieurs générations et représentatifs de divers courants qui traversent aujourd'hui la photographie documentaire. Ils nous révèlent comment un réalisateur, un film, ou un plan a laissé une empreinte dans le labyrinthe de leur psyché. Et comment cette empreinte a marqué à son tour leur travail. Assumer l'héritage d'un autre regard, mieux : le revendiquer. Des images mouvantes, enfouies en eux, vont se superposer au film de la vie : une manière de cadrer ce qui advient, « sous influence ».


Passages, infiltrations, superpositions entre les deux médiums. Le cinéma crée l'illusion du réel pour que le spectateur ne doute pas de sa vraisemblance. La photographie s'appuie sur l'imaginaire pour rétablir la vérité du vécu. Se placer à la frontière du vrai et du faux, du certain et de l'incertain, du juste et du non juste. Ultime issue pour dire une réalité mouvante, qui se dérobe, où on ne peut pas refaire de prise.


« Nous savons que sous l'image révélée, il en existe une autre, plus fidèle à la réalité, et sous cette autre, une autre encore et ainsi de suite. Jusqu'à l'image de la réalité absolue, mystérieuse, que personne ne verra jamais ». (Michelangelo Antonioni)

http://www.cinematheque.fr/fr/nosactivites/expositions-cinema/evenement/image-apres.html



 
Airs de Paris
Date
Du 25 avril au 15 aout 2007
Lieu
Centre Georges Pompidou
Place Georges Pompidou (rue Saint-Martin)
75003 Paris

Métro : Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet
RER : Châtelet - Les Halles
Bus : 21 29 38 47 58 69 70 72 74 75 76 81 85 96

Horaires
Tous les jours de 11h à 21h sauf les mardis et le 1er mai
(fermeture des caisses à 20h et des salles à 20h50)

Nocturnes tous les jeudis jusqu'à 23h pour certaines expositions précisées dans l'agenda des manifestations (fermeture des caisses à 22h)

Tarif
Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : 8 €
Le Centre Pompidou fête ses 30 ans avec Airs de Paris, une vaste exposition pluridisciplinaire réunissant soixante-treize artistes et créateurs contemporains (paysagistes, designers et architectes). Le titre de l'exposition fait référence à l'œuvre Air de Paris de Marcel Duchamp, dont la rétrospective a inauguré l'ouverture du Centre en 1977.

L'exposition présente, en deux volets, des œuvres de 1970 à nos jours autour des thèmes conjoints de la ville et la vie urbaine. Cette réflexion prend Paris pour point de convergence, que les artistes et créateurs de l'exposition y aient résidé, travaillé, ou qu'ils aient des projets lui étant associés. Un nombre important de commandes et productions inédites ont été spécialement conçues pour l'occasion.

Le volet consacré à l'art est organisé en dix thèmes qui explorent, à travers les yeux des artistes, aussi bien les mutations technologiques, économiques et sociales de la ville, que les nouvelles communautés et cultures urbaines ou les nouvelles perceptions de l'espace et du temps qui en découlent. L'exposition aborde les problématiques de la société du risque et de l'écologie urbaine et avance des réponses aux questions sur la place de l'individu et de sa redéfinition dans l'espace urbain.

Parmi les artistes présentés figurent notamment ceux ayant une relation importante avec l'histoire du Centre comme Marcel Duchamp, Gordon Matta-Clark, Chris Marker, Gérard Gasiorowski ou Raymond Hains. Sont également exposées les nouvelles productions de Tatiana Trouvé, Carsten Höller, Stéphane Calais, Jean-Luc Moulène, Daniel Buren, Saâdane Afif, Dominique Gonzalez-Foerster ou Nan Goldin, entre autres.

Le volet architecture, design, paysage et urbanisme, propose au visiteur un espace scénographique hélicoïdal allant du sol d'un parking jusqu'à celui de Mars.

Quatre chapitres structurent ce volet et esquissent une représentation des imaginaires contemporains de la métropole, aujourd'hui et à venir, avec des oeuvres de Patrick Blanc, Ronan et Erwan Bouroullec, Campement Urbain, Gilles Clément, Didier Fautino, Zaha Hadid, HeHe, Bruno Latour, Jasper Morrison, Philippe Rahm.

C'est dans ce mouvement dynamique, du centre urbain vers la périphérie, du sol vers l'atmosphère, que se jouent les rapports entre l'ici et l'ailleurs, entre le paysage intérieur de l'âme humaine et l'univers. L'exposition dessine ainsi un itinéraire prospectif à la rencontre des enjeux actuels de recherche et de création dans l'architecture, le paysage et le design et tisse des associations thématiques et des correspondances ludiques.

http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Accueil.nsf

 

 
FAZAL SHEIKH : lauréat du Prix HCB 2005
Date
Du 10 mai au 26 aout 2007
Lieu
Fondation Henri Cartier Bresson
2 impasse Lebouis
75014 Paris

Tel : 01 56 80 27 00
Horaires
Du mardi au dimanche de 13h à 18h30 - dernière entrée 30 mn avant la fermeture
Le samedi de 11h à 18h45
Nocturne le mercredi jusqu’à 20h30
Fermé lundi et jours fériés (sauf 25 mai et 11 novembre)
Tarif
Plein tarif : 3 €
Tarif réduit : 5 €
Gratuit en nocturne le mercredi (18h30 – 20h30)



FAZAL SHEIKH
lauréat du Prix HCB 2005
Moksha & Ladli
10 mai – 26 août 2007

« Ladli » succède à mon précédent livre, « Moksha », où je m’intéressais à l’existence de certaines femmes en Inde, qui, une fois veuves, se trouvent abandonnées et dans certains cas maltraitées par leur famille, de sorte qu’elles quittent leur foyer et partent, comme des centaines de milliers de veuves indiennes avant elles, pour la ville sainte de Vrindavan. Là, elles consacrent le restant de leurs jours au culte de leur dieu Krishna. Les histoires que ces femmes m’ont racontées – sur leur mariage alors qu’elles étaient encore enfants, sur les sévices infligés par leur mari, qui les quittait parfois, les mauvais traitements de la part de leur belle-famille, la disparition du respect de soi, la perte de leurs droits juridiques et économiques – tout cela m’a montré la vulnérabilité des femmes dans la société indienne traditionnelle. J’ai compris que, même aujourd’hui, alors que l’Inde rejoint rapidement le groupe des nations les plus évoluées du monde, depuis leur conception, leur sexe même transforme de nombreuses femmes en victimes potentielles d’un système patriarcal qui entérine tacitement leur exploitation, les mauvais traitements qu’elles endurent, voire leur mort. (…) Quand je lis dans la presse les louanges adressées à l’Inde pour son entrée miraculeuse sur la scène économique mondiale, je m’interroge sur l’avenir des femmes dans un pays qui avance très vite vers un avenir glorieux.
Fazal Sheikh

Le 6 juin 2005, suite aux délibérations qui se sont tenues à la Fondation HCB à Paris, le jury international du prix Henri Cartier-Bresson a désigné Fazal Sheikh pour son essai « Moksha » et son projet « Ladli », témoignages sur les destins douloureux des veuves et des fillettes en Inde aujourd’hui.

Le prix HCB
Décerné tous les deux ans par la Fondation HCB, le prix HCB est un prix d’aide à la création de 30.000 euros. Initié par Robert Delpire en 1988, le prix HCB a été réédité en 2003 à l’occasion de l’inauguration de la Fondation HCB. Depuis sa création, le prix HCB a été attribué à Chris Killlip (1989), Josef Koudelka (1991) et Larry Towell (2003).
Le jury du prix HCB 2005 était composé de sept personnalités du monde des arts : Robert Delpire (éditeur, Président du jury), Martine Franck (photographe, Présidente de la Fondation HCB), Anne Samson (Directrice ASC, communication et mécénat culturel), Bernard Latarjet (Président du Parc de La Villette, Paris), Tereza Siza (Directrice du Centro Portugues de Fotografia, Porto), Anne Tucker (Conservatrice photographie, Museum of Fine Arts, Houston) et Val Williams (Commissaire indépendante, Londres). La candidature de Fazal Sheikh était présentée par le Fotomuseum Winterthur, Suisse.
A propos du lauréat, le jury a déclaré : « Son engagement, très sérieux, est à la fois politique et poétique - dans sa façon de traiter de problèmes très douloureux. Son approche très classique, formelle en apparence, voir distanciée, laisse le spectateur libre de prendre parti. ». « C’est une façon très nouvelle et fondamentalement humaine de traiter un sujet d’actualité. En les laissant s’exprimer, il redonne à ces femmes une identité, et de la dignité. ». « Au travers de portraits, d’interviews et de photographies de l’environnement de ses sujets, Fazal Sheikh nous confronte à la tragédie de femmes – très âgées ou très jeunes - en Inde. Il montre comment l’enfance est écourtée par la misère et la nécessité, et la tristesse de ces veuves rejetées par leurs enfants et leur famille. »
La Fondation montre les deux essais « Moksha » et « Ladli », ensemble de portraits, noir et blanc, et de témoignages réalisés par Fazal Sheikh en 2005 et en 2006. Comme pour tous ses précédents travaux, Fazal Sheikh a passé beaucoup de temps avec les personnes photographiées, écoutant leurs récits qui révèlent les souffrances causées aux femmes par des traditions toujours en vigueur dans la société indienne.

Moksha, « le paradis »
Depuis 500 ans, la ville sainte de Vrindavan, dans le nord de l’Inde, est un refuge pour les veuves indiennes dépossédées de tout. Rejetées par leur famille et condamnées par la stricte loi martiale qui nie tous leurs droits, certaines décident de rejoindre Vrindavan dans des conditions difficiles, parfois au péril de leur vie. Leur rêve le plus cher est d’atteindre Moksha – le paradis – où elles seront libérées du cycle de mort et de réincarnation et où elles vivront entourées de leurs dieux pour toujours. Moksha réunit les portraits de ces femmes et leurs témoignages, récits bouleversants de cruauté et de dénuement. Fazal Sheikh s’est attaché à rythmer le livre et l’exposition d’images poétiques montrant leur environnement, paysages et sanctuaires, qui plongent immédiatement le lecteur dans l’intimité tragique de ces femmes.

Ladli, « fille adorée »
Dans la société indienne traditionnelle, une fille est parfois un fardeau ; sa famille devra constituer une dot importante pour qu’elle se marie - bien souvent dès l’enfance - et qu’elle intègre ainsi de façon digne la famille de son époux. A cause de cette coutume onéreuse, les fillettes doivent bien souvent endurer dès la naissance des sévices inimaginables et souvent, l’abandon dans un orphelinat. Mais surtout, avec les techniques modernes d’investigations prénatales, l’avortement des foetus de filles s’est multiplié : « Dépensez cinq cents roupies aujourd’hui, économisez-en cinquante mille demain », allusion aux économies réalisées par une famille grâce à l’avortement du foetus, en évitant ainsi le coût d’une dot, indispensable pour marier une fille. Fazal Sheikh a pu travailler avec diverses organisations indiennes qui lui ont permis de rencontrer des fillettes et des adolescentes, pour recueillir leurs témoignages. Fazal Sheikh, né à New York en 1965, est le lauréat de nombreuses récompenses prestigieuses. Ses travaux ont été exposés et font partie des collections des plus grandes institutions photographiques internationales.
Artiste engagé, il attache autant d’importance aux photographies qu’aux récits qui les accompagnent. Son talent de photographe-écrivain lui permet de s’attacher réellement à ces femmes, non comme victimes symboliques, mais comme personnalités authentiques, nommées, qui se dévoilent dans un face à face direct et intime.
En vivant pendant de longues semaines au sein des communautés qu’il étudie, en partageant leur quotidien avant de les photographier, il donne à ces images et à ces mots une profondeur liée à son engagement personnel : un sincère respect des croyances, des sentiments et de la nature humaine, une volonté farouche d’éveiller les consciences.


http://www.henricartierbresson.org


 
Cartoneros - Trésor des bidonvilles de Buenos Aires
Date

Du 7 au 22 juin 2007 et du
23 juin au 16 juillet 2007

Lieu

Exposée du 7 au 22 juin 2007
à la Galerie de l’Ambassade d’Argentine
6 rue Cimarosa
75116 paris.
et
du 23 juin au 16 juillet 2007
à la Fondation Argentine
27a bd Jourdan
75014 paris

Tarif

Entrée libre


Cette installation présente l’expression de la création des Villeros, des habitants de Villas, les bidons-villes de Buenos Aires.
Un secteur social qui a, par sa modestie et sa pertinence, revigoré l’espace publique argentin ces dernières années.
L’installation Cartoneros – Trésors des bidonvilles de Buenos Aires, intègre exclusivement des exemples authentiques et singuliers de la création d’une société occultée dont les Villeros sont les créateurs et, seules quelques oeuvres présentées, sont le fruit de leur collaboration avec des opérateurs culturels.
Conscientes que l’autre est nous-autres, l’installation est loin des visions d’aliénation prisées par le « reportage subjectif ». Cette installation expose un art modeste issu d’une réalité robuste, légèrement dégradée et jamais
fragile.
L’installation montre l’espace public de façon représentatif et conventionnellement inattendu : le trajet quotidien du cartonero, de celui qui à la tombée de la nuit va de la Villa au centre de la ville, de celui qui,
en silence, trie et ramasse les ordures des rues de Buenos Aires.
La rue est l’espace pleinement ouvert aux variétés et aux accents irrévérencieux de la vie de tous les jours.
La rue est l’espace sacré, légèrement profané. L’espace grandiose est domestiqué, attendri par l’irruption des enfants et des chiens.
Ces emblèmes de vie, leur peinture murale, les chants villeros, leurs armes trafiquées, leurs processions, sont tatouées sur les splendeurs marmoréennes de la ville de Buenos Aires. Les masques de la murga, les films réalisés sur des pellicules avariées, leurs photos font déjà partie de la très moderne esthétique du silence.

 

 
Vogue en beauté 1920 - 2007
Date
Du 12 juin au 2 septembre 2007
Lieu

Site François-Mitterrand / Allée Julien Cain
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
Tél : 33(0)1 53 79 59 59 (serveur vocal)

Lignes 6 (Quai de la gare),14 et RER C (Bibliothèque François-Mitterrand)
Bus 89, 62 et 132

Horaires

Ouvert du mardi au samedi de 10h à 20h et le dimanche de 13h à 19h,
Fermé le lundi et les jours fériés

Entrée libre

 

 

En feuilletant cent ans du magazine Vogue, Georges Vigarello - spécialiste de l'histoire du corps - a mis en relief les multiples manières de voir et de montrer les femmes. En une centaine de clichés, sélectionnés parmi les quelque mille deux cents numéros du magazine, défile tout le film de l'évolution des "canons", d'une époque à l'autre : de la "garçonne" des années vingt - date origine de la publication en France - jusqu'au porno chic de l'aube du XXIe siècle... Cette mise en scène de la beauté des femmes souvent assurée par les plus grands photographes mondiaux - comme Helmut Newton, Bettina Rheims ou encore Paolo Roversi - constitue l'archive spectaculaire d'une histoire de la beauté selon un magazine qui s'en est fait le héraut.

http://www.bnf.fr

 

 
Willy Maywald : le pari(s) de la création, photographies 1931-1955
Date

Du 25 avril au 30 septembre 2007

Lieu

Musée Carnavalet
23, rue de Sévigné

75003 PARIS

Horaires

Le musée est ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h.
Fermeture le lundi et certains jours fériés.
Fermeture des caisses à 17h30.
Certaines salles sont ouvertes en alternance. Le planning est affiché chaque jour à l'accueil du musée.

Renseignements :
Tél. : 01 44 59 58 58

Tarif

Plein tarif : 7 €
Tarif réduit : 5,50 €
Tarif jeune : 3,50 € (14-26 ans inclus)
Gratuité jusqu'à 13 ans inclus et pour les personnes handicapées à plus de 75% et leur accompagnateur


Le musée Carnavalet rend hommage au photographe d'origine allemande Willy Maywald (1907-1985) , dont l'acquisition (assortie d'une donation) de plus de 90 photographies vient enrichir les collections sur Paris. Connu surtout comme photographe de mode - il travaille pour Christian Dior dès 1946 - ce Parisien d'adoption a tissé tout au long de sa vie des liens étroits avec la capitale. Le public découvrira, à travers un ensemble d'environ 300 photographies, une part peu connue de son oeuvre : Paris de l'avant-guerre, images inédites, pour la plupart de la vie quotidienne, des rues, de la construction de l'Exposition universelle de 1937, des intérieurs d'ateliers d'artistes à Montparnasse, et après-guerre, des portraits de personnalités du monde de l'art et des photos de mode pour Christian Dior, Jacques Heim ou Jacques Fath.

http://www.carnavalet.paris.fr

 

 

 

Charles Matton, Fondation Neuflize Vie, Italie : Doubles visions,
Bruce Davidson, Marc Fumaroli et The Athens Effect

Date
Du 13 juin au 30 septembre 2007 et du 13 juin au 2 septembre 2007
Lieu

Maison Européenne de la Photographie (MEP)
5 / 7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Tel : 01 44 78 75 00

Métro : Saint-Paul, Pont-Marie ou Hôtel-de-Ville
Bus : 67, 69, 96,76, 72

Horaires
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu'à 19 heures 30
Tarif
Plein tarif : 6€
Tarif réduit : 3€
Tarif groupe : 3€ (à partir de 10 personnes) sur réservation
Visite avec conférencier : forfait de 138 € pour un groupe de personnes (jusqu'à 30 personnes) sur réservation

Charles Matton : "Etats de lieux"
Du 13 juin au 30 septembre 2007

Charles Matton met en doute les apparences, témoigne de ce qui semble afin de le mieux comprendre, en employant différents médiums (peinture, sculpture, photographie, film). L'exposition présente des reconstitutions de lieux, des miniaturisations d'espaces, nommées simplement "Boites" par Charles Matton et des photographies offrant une exploration nouvelle de sa démarche. Ainsi, le paradoxe contenu dans la confrontation d'apparences - à échelle réduite - avec leur représentation - proche de la grandeur nature - donne lieu à un trouble, à une remise en question jubilatoire des habitudes de notre regard. La réduction des dimensions réelles et la précision avec laquelle chacune des pièces est réalisée nourrissent une mémoire des lieux s'ouvrant sur l'imaginaire.

Fondation Neuflize Vie : acquisitions pour la MEP (1999-2006)
Du 13 juin au 30 septembre 2007

Raed Bawayah, Katharina Bosse, Koos Breukel, Martial Cherrier, Antoine D'Agata, Alejandra Figueroa, Alberto Garcia-Alix, Pierre Gonnord, Nanna Hänninen, Loretta Lux, Tomoko Sawada, Trine Søndergaard/Nicolai Howalt, Sadegh Tirafkan, Carla van de Puttelaar, Masao Yamamoto, Kimiko Yoshida
Mécène actif dans le domaine culturel, Neuflize Vie s'est dotée en 1997 d'une Fondation, gage de pérennité de son action en faveur de la photographie et plus largement de la création d'images. Depuis longtemps partenaire de la MEP, la Fondation apporte chaque année sa contribution à l'acquisition d'œuvres de jeunes artistes qui viennent enrichir la collection. L'exposition présente une sélection issue de cet ensemble qui compte aujourd'hui près de 80 œuvres produites par 37 artistes.

Italie : Doubles visions
Du 13 juin au 30 septembre 2007

Henri Cartier-Bresson/Mario Giacomelli, Paul Strand/Gianni Berengo Gardin, William Klein/Mario Carrieri, Raymond Depardon/Carla Cerati, Ernst Haas/Luca Campigotto, Herbert List/Mimmo Jodice, Sebastião Salgado/Giorgia Fiorio, Roger Ressmeyer/Antonio Biasiucci, Joel Sternfeld/Gabriele Basilico, Martin Parr/Massimo Vitali
Articulée autour de la notion de double interprétation, l'exposition rassemble une centaine de tirages, qui évoquent l'Italie d'hier et d'aujourd'hui à travers dix thématiques et autant de généreux dialogues d'artistes. "Italie, doubles visions" propose une série de confrontations, fortuites ou délibérées, de deux regards, sur un même lieu ou un même sujet, à des moments différents. L'exercice de ces croisements de regards révèle la singularité de l'écriture photographique de grands photographes italiens et internationaux.

Bruce Davidson : "La nature de Paris"
Du 13 juin au 2 septembre 2007

Après le Paris de Mimmo Jodice en 1998 et celui de William Klein en 2002, la MEP passe commande en 2006 à Bruce Davidson. À travers cette série inédite sur les parcs et jardins de Paris, Bruce Davidson s'est éloigné pour la première fois du reportage social. Attentif au mélange de force et de fragilité de l'environnement, il capte l'association harmonieuse et majestueuse des éléments naturels et de l'architecture. Quasi dénuées de présence humaine, ses photographies sont une ode à Paris et à la nature.

 

Marc Fumaroli : "le cuir des arbres"
Du 13 juin au 2 septembre 2007

Sensible à la beauté généreuse de la nature, Marc Fumaroli rend hommage aux arbres.
"Silencieuse, sans défense, leur beauté donne sans rien demander en échange, et ils dispensent sans compter, outre leur ombre, leur feuillage, leurs fleurs et leurs fruits, l'admirable élan qui les enracine dans la terre en même temps qu'il les porte vers la lumière et le ciel: un admirable exemple d'attitude d'âme." (Marc Fumaroli)
Révélant par des vues rapprochées le "cuir" des arbres, Marc Fumaroli nous invite à partager les joies esthétiques que procure l'incroyable et infaillible génie plastique de la nature, comme autant de gravures et de peintures abstraites.

The Athens Effect : l'image photographique dans l'art contemporain
Du 13 juin au 2 septembre 2007

SKostas Bassanos, Christina Dimitriadis, Panos Kokkinias, Pandelis Lazaridis, Dimitra Lazaridou, Nikos Markou, Despina Meimaroglou, Nikos Navridis, Maria Papadimitriou
Après les expositions "L'Esprit du Nord" et "L'été italien" en 2006, la MEP poursuit son exploration des scènes photographiques européennes. L'exposition regroupe les travaux de neuf artistes grecs qui utilisent le médium photographique à des fins narratives. Leurs récits photographiques sont le fruit d'un ancrage territorial, le résultat d'une interprétation des formidables mutations culturelles, sociales et urbaines à l'œuvre actuellement dans la capitale hellénique.

http://www.mep-fr.org/

 

 
Pierre et Gilles, double je
1976 - 2007
Date
Du 26 juin au 23 septembre 2007
Lieu
Jeu de Paume
Site Concorde
1 place de la Concorde
75008 Paris
Tel : 01 47 03 12 50
Horaires
Ouvert
Mardi (nocturne) : 12h à 21h
Mercredi à vendredi : 12h à 19h
Samedi et dimanche : 10h à 19h
Fermeture le lundi

Fermeture le 25 décembre
Tarif
Entrée : 6 €
Tarif réduit : 3 €

Un billet groupé pour les sites Concorde et Sully est disponible :
- Plein tarif 8 €
- Tarif réduit 4 €
Ce billet est valable pendant toute la durée des expositions sur le deuxième site

 

 

 

 

Cette exposition présente une sélection de 120 œuvres réalisées entre 1976 et 2007. Le style de Pierre et Gilles a connu le succès dès 1976, début de leur collaboration.
Leurs photographies rehaussées de peinture — ce sont des œuvres uniques — ont imposé cette iconographie singulière inspirée des images pop, mythologiques, féeriques, burlesques, religieuses ou érotiques. Ces deux artistes explorent et réinventent des images populaires sans frontières ; leur regard irrigue l'imaginaire collectif au delà des limites de l'art contemporain.
Leur panthéon personnel convoque stars de la variété, du rock, de la mode, de l'art, du cinéma ou du monde de la nuit, tout autant que les anonymes rencontrés au fil d'une vie ; ils ont aussi réalisé de nombreux autoportraits. Chaque image raconte une histoire avec l'efficacité et la tendresse souvent cruelle des contes pour enfants.

http://www.jeudepaume.org

 

 

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