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Découvrez les expos photo à voir à en France
en novembre et décembre 2007

 

 

Vous pouvez nous envoyer des avis sur les expo photo du moment que vous appréciez, nous les mettrons en ligne gratuitement (webmaster@photada.com)

 

Expositions en cours
Date
Ville
Helen Levitt Du 12 septembre au 23 décembre 2007
Paris
Magali Joannon : Haute saison Jusqu'au 2 décembre 2007
Paris
Roger Parry Du 18 septembre au 18 novembre 2007
Paris
Trésors photographiques de la Société de géographie Du 18 septembre 2007 au 16 décembre 2007
Paris
Steichen, une épopée photographique Du 09 octobre au 30 décembre 2007
Paris
Larry Clark, Livres de nus, une anthologie, Martine Barrat, Choi, Rogério Reis, Martin d'Orgeval, Romain Osi, Hussein Aga Khan Du 10 octobre 2007 au 6 janvier 2008
Paris
Bêtes et hommes Du 12 septembre 2007 au 20 janvier 2008
Paris
Un monde en partage : Sept regards de Magnum Photos Du 6 novembre au 9 décembre 2007
Paris
Rodin et la photographie Du 14 novembre 2007 au 2 mars 2008
Paris

Mark Power : Signes / Signs

Du 15 novembre 2007 au 26 janvier 2008
Paris
Robert Adams Du 16 novembre 2007 au 27 janvier 2008
Paris
Résonances I Du 04 décembre 2007 au 17 février 2008
Paris
Saul Seiter Du 17 janvier 2008 au 13 avril 2008
Paris
Carl de Keyser Du 29 janvier 2008 au 13 avril 2008
Paris

Consultez l'historique des expositions photo 2006

Consulter l'historique des expositions photo 2007

 
Helen Levitt
Date
Du 12 septembre au 23 décembre 2007
Lieu
Fondation Henri Cartier Bresson
2 impasse Lebouis
75014 Paris

Tel : 01 56 80 27 00
Horaires
Du mardi au dimanche de 13h à 18h30 - dernière entrée 30 mn avant la fermeture
Le samedi de 11h à 18h45
Nocturne le mercredi jusqu’à 20h30
Fermé lundi et jours fériés (sauf 25 mai et 11 novembre)
Tarif
Plein tarif : 3 €
Tarif réduit : 5 €
Gratuit en nocturne le mercredi (18h30 – 20h30)


Helen Levitt est l’une des figures emblématiques de la photographie documentaire du 20e siècle. Henri Cartier-Bresson avait choisi l’une de ses images pour l’exposition inaugurale de la Fondation HCB, Les Choix d’Henri Cartier-Bresson (2003). La Fondation HCB est heureuse de rendre hommage aujourd’hui à une oeuvre majeure, longue de plus d’un demisiècle.

Helen Levitt a 94 ans. Elle vit toujours à New York, sa ville de prédilection, celle qui l’a vu naître et qui a constitué la scène fondamentale de son oeuvre. Depuis ses débuts, dans les années 1930, et pendant plus de 50 ans, elle a inlassablement observé les habitants de ces quartiers, souvent modestes : Brooklyn, Harlem, Lower East Side ; les enfants surtout, leurs graffitis sur les murs et sur les trottoirs, le peuple des rues - l’énergie, la poésie et la beauté émanant de leur quotidien. Les photographies d’Helen Levitt magnifient l’imaginaire des enfants ; elles montrent aussi la richesse de la société américaine, l’effervescence du melting-pot en train de se former dans les rues de New York.

Photographe de l’humain et de l’intime, Helen Levitt n’a jamais été photojournaliste, à la différence de ses contemporains engagés dans les années 1930 dans la FSA tels que Ben Shahn ou Walker Evans - qui disait que le travail d’Helen Levitt pourrait être qualifié «d’antijournalisme». Helen Levitt a observé sa société comme artiste-photographe, documentariste sociale malgré elle. Avec James Agee, qui avait également travaillé avec Walker Evans (Let us Now Praise Famous Men, 1941), elle réalisa en 1945 son premier ouvrage, publié en 1965 : A Way of Seeing

Helen Levitt ne parle pas, ni d’elle ni de son oeuvre : elle observe sans interférer, sans volonté didactique, sans message à délivrer. Son travail est « à la fois lyrique, méditatif, énigmatique, exubérant et réaliste », comme l’exprimait Sandra Phillips dans son essai publié en 1992 lors de l’exposition d’Helen Levitt au San Francisco Museum of Modern Art.

Inspirée par le surréalisme, le cinéma de Jean Cocteau, les photographies d’Atget, de Ben Shahn ou de Weegee - Helen Levitt avait par ailleurs rencontré Walker Evans et Cartier-Bresson au début des années 1930. Ces deux amitiés ont eu une influence indiscutable sur sa détermination à devenir photographe elle-même, puis sur sa façon de vivre sa passion. Comme Cartier-Bresson, elle adopta le Leica, et elle partit pour la seule et unique fois de sa vie en voyage, au Mexique en 1943. Elle servit d’ « alibi » à Walker Evans quand il réalisait sa fameuse série sur le métro new yorkais. Accompagné, il passait plus inaperçu. Helen Levitt réalisera à son tour une série dans les années 1960.

Helen Levitt s’est par ailleurs beaucoup intéressée au cinéma. Elle réalisa deux films en collaboration avec James Agee et Janice Loeb, considérés comme précurseurs du cinéma américain indépendant : The Quiet One en 1949, puis In the Street en 1952. Ils seront projetés régulièrement durant l’exposition.

L’exposition de la Fondation HCB rassemble une centaine de photographies, noir et blanc et couleur, emblématiques ou inédites, réalisées entre les années 1930 et 1980, pour la plupart à New York, mais aussi de rares images de son voyage au Mexique - mises en parallèle avec celles que Cartier-Bresson y avait réalisées quelques années auparavant. Réputée pour son travail noir et blanc, Helen Levitt avait par ailleurs reçu en 1959 une bourse Guggenheim pour étudier les techniques de la photographie couleur (la bourse fut renouvelée en 1960). Son travail couleur, moins connu, compte néanmoins des images devenues célèbres, comme cette petite fille mystérieusement accroupie dans un caniveau devant une voiture d’un vert presque fluorescent. L’ensemble de ses premières prises de vues en couleur fut volé au début des années 1970. Mais Helen Levitt reprit son travail, et en 1974 le MoMA organisa une projection continue de 40 de ses photographies couleur : une manière innovatrice de présenter son oeuvre, et une nouvelle consécration.

La plupart des tirages exposés à la Fondation HCB a été empruntée à la galerie Laurence Miller de New York, qui la représente, mais aussi à des institutions publiques françaises et à des collectionneurs privés. La majorité des tirages noir et blanc sont des tirages d’époque, notamment des séries très émouvantes de petits vintages apportant un nouvel éclairage sur des images emblématiques. Les tirages couleurs, une trentaine, d’une modernité exceptionnelle, sont des dye transfers, procédé aujourd’hui quasiment disparu.

Le talent d’Helen Levitt a été reconnu très tôt par les grandes institutions américaines : Steichen lui consacra une exposition individuelle en 1943 au Musée d’Art Moderne de New York (MoMA). La Fondation HCB est heureuse de rendre hommage à son tour, plus de cinquante années plus tard, au travail de cette « photographe rebelle dotée d’un esprit libre, frondeur et merveilleux » (Agnès Sire).



http://www.henricartierbresson.org

 

 
Magali Joannon : Haute saison
Date

Jusqu'au 2 décembre 2007

Lieu

Atelier showroom Hubert Karaly
21-23 rue lucien sampaix
75010 Paris

jusqu'au 2 décembre

Horaires

Ouvert tous les jours 12h-19h

Tarif

Entrée libre


Magali Joannon présente une série d’oeuvres extraites d’un journal intime composé lors d’un parcours en été. Cette ballade sur ces plages impose un rythme silencieux et répétitif, ces installations estivales, caravanes, personnages face à la mer, tentes s’alternent pour exprimer l’étendue de sa vision.
Le regard reste toujours distant, accentué par une nette séparation entre le photographe et le sujet photographié. Et l’observation résolument discrète comme pour espionner sans pour autant ne dévoiler aucun visage.

Sa recherche artistique est profondément liée à l’observation discrète de son environnement et aux souvenirs qu’il évoque.
L’artiste semble parcourir certains endroits dans l’espoir de retrouver des émotions disparues, des traces d’intimité, des lieux qui pourraient être des indices d’un passé encore présent dans la mémoire.
Le résultat poétique et silencieux développe un langage évanescent et onirique.

Ainsi ces images élégantes évoquent presque un autre temps, c’est un peu comme si on les sortait d’un tiroir après plusieurs années ou comme si on les regardait à travers un filtre qui confondrait présent et mémoire.


 

 
Roger Parry
Date
Du 18 septembre au 18 novembre 2007
Lieu
Jeu de Paume
Site sully
Hotel de Sully
62 rue Saint Antoine
75004 Paris
Tel : 01 42 74 47 75
Horaires
Mardi à vendredi : 12h à 19h
Samedi et dimanche : 10h à 19h
Fermeture le lundi
Tarif

Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 2,50 €

Un billet groupé pour les sites Concorde et Sully est disponible :
- Plein tarif, 8 €
- Tarif réduit, 4 €
Ce billet est valable pendant toute la durée des expositions sur le deuxième site.

Abonnement annuel
"Laissez-passer" du Jeu de paume valable un an à compter de l'inscription.
Plein tarif : 31 €
Tarif réduit : 23 €
Duo : 46 €

 

Cette exposition porte un nouveau regard sur l'œuvre de Roger Parry dont les différentes étapes ont pour dénominateur commun le monde de l'édition. C'est à travers cet axe que l'on peut comprendre l'évolution de sa pratique photographique.

Roger Parry est connu pour son travail réalisé entre 1929 et 1932. C'est à cette période qu'il fait la connaissance de Maurice Tabard auprès duquel il découvre les richesses créatives de la photographie. Ses expérimentations qui associent prise de vue directe et manipulation à la chambre noire donneront jour aux illustrations publiées dans Banalité de Léon Paul Fargue, pour lesquelles il sera reconnu de ses pairs.
De Banalité à Tahiti, illustrateur aux éditions de la NRF ou collaborateur d'André Malraux, Roger Parry jonglera entre l'art de voir et de faire voir. Véritable scénographe, il ne cessera de mettre en scène sa production photographique.

L'exposition composée de 200 épreuves originales, dessins, livres, maquettes de livres, films et documents se construit autour de quatre axes principaux :
— la fulgurante apparition de Roger Parry sur la scène photographique
— la littérature mise en scène (années 1930)
— l'orientation documentaire / Roger Parry et le dessin
— les écrits sur l'art : la reproduction de l'œuvre et la mise en page

Exposition en partenariat avec evene.fr, À nous Paris et Le Magazine littéraire

http://www.jeudepaume.org

 

 
Trésors photographiques de la Société de géographie
Date

Du 18 septembre 2007 au 16 décembre 2007

Lieu

BNF
Site Richelieu - Galerie de photographies
58 rue de Richelieu
75002 Paris

Métro : Lignes 3 (Bourse),1 et 7 (Palais-Royal), 7 et 14 (Pyramides)
Bus 20, 29, 39, 67, 74 , 85

Horaires

Mardi-samedi de 10 h à 19 h. Dimanche de 13 h à 19 h.
Fermé lundi et jours fériés.

Tarif

Tarif plein : 7.00 euros
Tarif réduit : 5.00 euros

Visites guidées :
• Individuelles : information et réservation obligatoire au 01 53 79 40 43
• Pour les groupes : information et réservation obligatoire même pour les visites libres au 01 53 79 49 49

 

 

 

 

 

 

La Société de géographie conserve dans ses fonds, déposés à la BnF, une superbe collection de photographies rassemblant les dons de ses membres et correspondants français ou étrangers. Ces clichés, en correspondance intime avec les autres documents de la Bibliothèque - récits de voyage, cartes, dessins ou manuscrits - reflètent les centres d'intérêt des savants géographes du XIXe siècle et témoignent de la place acquise par la photographie dans le discours géographique. L'exposition restitue trois regards sur les lieux et les hommes : l'exploration du monde, le témoignage des bouleversements qui le secouent, la passion de l'inventaire.
L'essor de la photographie permet de rapporter les premières images de régions et de peuples jusque-là ignorés et de renouveler l'imaginaire occidental de l'ailleurs. Etendre la sphère des connaissances géographiques, encourager les voyages de découverte : telles sont précisément les missions de la Société de géographie, créée à Paris en 1821.
Attentive aux profonds bouleversements nés de la révolution industrielle, la Société se passionne pour cette nouvelle géographie économique qui transforme les paysages et fait de la photographie l'auxiliaire moderne et rapidement indispensable de la nouvelle description du monde qui s'ébauche progressivement. Elle est un outil déterminant pour les missions archéologiques, pour les relevés géographiques ou géologiques, pour les travaux ethnologiques ou anthropologiques. L'inventaire du monde, qu'elle retrace trouve un écho naturel dans le champ d'action pluridisciplinaire de la Société de géographie.

http://www.bnf.fr

 

 
Steichen, une épopée photographique
Date
Du 09 octobre au 30 décembre 2007
Lieu
Jeu de Paume
Site Concorde
1 place de la Concorde
75008 Paris
Tel : 01 47 03 12 50
Horaires
Ouvert
Mardi (nocturne) : 12h à 21h
Mercredi à vendredi : 12h à 19h
Samedi et dimanche : 10h à 19h
Fermeture le lundi

Fermeture le 25 décembre
Tarif
Entrée : 6 €
Tarif réduit : 3 €

Un billet groupé pour les sites Concorde et Sully est disponible :
- Plein tarif 8 €
- Tarif réduit 4 €
Ce billet est valable pendant toute la durée des expositions sur le deuxième site

 

 

 

 

Cette exposition est la première rétrospective en Europe de l'œuvre d'Edward Steichen, organisée à partir de 450 photographies d'époque (vintages) et divers documents.

Esprit curieux et inventif, Edward Steichen (1879-1973) est l'un des photographes les plus prolifiques et influents de l'histoire de la photographie au XXe siècle. Cet américain d'origine luxembourgeoise co-fonde avec Alfred Stieglitz en 1902 le groupe Photo Secession, et participe activement à la revue Camera Work. Il est à la fois peintre et photographe. Comme photographe, il réalise des portraits, des paysages, des natures mortes, des nus ; il exerce ses talents dans la photographie de mode, de danse, de théâtre, de fleurs, dans la publicité, ainsi que dans la photographie de guerre et la photographie aérienne. Aucun genre, semble-t-il, n'échappe à son œil novateur. Graphisme, typographie, direction artistique offrent aussi un terrain fertile à sa créativité.
Condé Nast, séduit par ses photographies pictorialistes, lui confie en 1923 la direction artistique de Vogue et de Vanity Fair.
Il sera aussi conservateur de la photographie au MoMA. La célèbre exposition qu'il y organise, The Family of Man, circule à partir de 1955, et touche environ dix millions de visiteurs à travers le monde. Ce sera le couronnement de sa carrière.

Cette exposition est organisée par la Foundation for the Exhibition of Photography (Minneapolis) et le Musée de l'Elysée (Lausanne), en collaboration avec le Jeu de Paume.

Elle est présentée avec le soutien de Neuflize Vie et de la Manufacture Jaeger-LeCoultre, et en partenariat avec Le Figaroscope, Vogue, Arte et FIP

http://www.jeudepaume.org

 

 

Larry Clark : "Tulsa, 1963 1971", Livres de nus, une anthologie,
Martine Barrat : "Harlem in my heart", Choi : Autoportraits aux enfers
,
Rogério Reis : "Micro ondes"
,
Martin d'Orgeval : "REQUISITOIRE",
Romain Osi : "Uscita",
Hussein Aga Khan : "Animal voyage"

Date
Du 10 octobre 2007 au 6 janvier 2008
Lieu

Maison Européenne de la Photographie (MEP)
5 / 7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Tel : 01 44 78 75 00

Métro : Saint-Paul, Pont-Marie ou Hôtel-de-Ville
Bus : 67, 69, 96,76, 72

Horaires
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu'à 19 heures 30
Tarif
Plein tarif : 6€
Tarif réduit : 3€
Tarif groupe : 3€ (à partir de 10 personnes) sur réservation
Visite avec conférencier : forfait de 138 € pour un groupe de personnes (jusqu'à 30 personnes) sur réservation


Larry Clark : "Tulsa, 1963 1971"
Du 10 octobre 2007 au 6 janvier 2008

Après avoir étudié à la Layton School of Art de Milwaukee (Wisconsin), Larry Clark revient en 1963 dans sa ville natale où il se photographie lui et ses amis pendant huit ans. Alors âgé d'une vingtaine d'années, il fait état sans aucune concession de la dérive d'une certaine jeunesse américaine perdue entre drogue, sexe et violence. Recueillies dans un ouvrage intitulé Tulsa, ces photographies sont à la fois un journal intime et un document rare sur l'ennui et la misère de l'Amérique profonde.
Publié en 1971 par Ralph Gibson (Lustrum Press), Tulsa a fait scandale auprès de la scène artistique, mais reste un ouvrage de référence pour bon nombre de photographes contemporains.


Livres de nus, une anthologie. La collection d'Allesandro Bertolotti
Du 10 octobre 2007 au 6 janvier 2008

Passionné de photographie, Alessandro Bertolotti est considéré comme l'un des plus importants collectionneurs de livres de nus. Sa collection, débutée il y a plus de trente ans, permet d'explorer la création photographique depuis les premiers clichés académiques jusqu'aux avant-gardes les plus audacieuses. L'exposition révèle l'évolution de la représentation du corps en fonction des contextes historiques et sociaux de chaque époque et de chaque pays. Elle présente les ouvrages de tous les photographes, célèbres ou peu connus, qui ont fait l'histoire de la photographie de nu : Fred Holland Day, Germaine Krull, Sasha Stone, Brassaï, André Kertész, Bill Brandt, Eikoh Hosoe, Pierre Molinier, Les Krims, Nobuyoshi Araki, Robert Mapplethorpe, George Dureau, Joel Peter Witkin, Lee Friedlander …


Martine Barrat : "Harlem in my heart"
Du 10 octobre 2007 au 6 janvier 2008

Photographe, vidéaste et metteur en scène, Martine Barrat quitte Paris en 1968 pour s'installer à New York. Elle y coordonne un atelier de théâtre, de vidéo et de musique avec un groupe de jazz de Saint Louis. Son travail avec les enfants des quartiers du South Bronx et de Harlem ne cesse de l'inspirer. De 1973 à 1978, elle réalise une série vidéo sur la vie des membres des gangs. Cette série intitulée " You do the Crime, you do the Time" est présentée au Whitney Museum of American Art de New York et reçoit le prix du meilleur documentaire à Milan. En 1977, elle débute un travail photographique sur Harlem. Elle porte un regard particulièrement humain et chaleureux sur une population en marge, souvent méconnue.


Choi : Autoportraits aux enfers
Du 10 octobre 2007 au 6 janvier 2008

Né à Hong Kong en 1949, Choi arrive à Paris à l'âge de 16 ans. Il exerce diverses professions dans le domaine des Arts graphiques tout en suivant une formation aux Beaux-Arts. Il se consacre à la photographie et collabore dans de nombreux laboratoires parisiens en tant que tireur. En 1997, il co-fonde le laboratoire Cyclope avec Jean Barbier. Considéré comme le tireur le plus doué de sa génération, non seulement admirable technicien mais surtout personnalité inspirée, il est sollicité par les plus grands photographes. Depuis 2005, tout en continuant de pratiquer son métier de tireur, il entreprend un travail personnel sur la figure et l'autoportrait.

 

Rogério Reis : "Micro ondes"
Du 10 octobre au 25 novembre 2007

Né à Rio de Janeiro en 1954, Rogério Reis a longtemps pratiqué le photojournalisme en collaborant avec les principaux journaux et magazines brésiliens et étrangers. Il s'est ensuite consacré, à partir des années 1990, à des projets personnels.
L'exposition présente une installation "Micro-ondes", devoir de mémoire sur les pratiques particulièrement violentes et barbares en cours au Brésil. Dans certaines favelas de Rio, de jeunes trafiquants d'armes et de drogue torturent et condamnent à mort leurs ennemis dans des "micro-ondes", sorte de crématoriums improvisés dans des pneus arrosés d'essence auxquels ils mettent le feu. Cette "méthode" ne laisse aucune trace des corps calcinés, les victimes ne peuvent être identifiées par la police et les coupables sont, de ce fait, rarement jugés. L'installation rend hommage à ses amis victimes de ces crimes.


Martin d'Orgeval : "REQUISITOIRE" , Le plancher de Jean
Du 10 octobre 2007 au 6 janvier 2008

Dans la tradition documentaire, Martin d'Orgeval a photographié le Plancher de Jean, manifeste posthume d'un jeune homme schizophrène qui, à la suite du décès de sa mère en 1971, grave ses hallucinations et son mal-être sur le plancher de sa chambre. Cette série révélatrice de la gravité que peuvent atteindre certains troubles psychologiques quand ils ne sont pas reconnus, relève de l'art brut. Dans un souci de vérité et d'objectivité, Martin d'Orgeval a posé son appareil à la place où Jean se trouvait quand il a incisé le sol de sa chambre: tout près des mots, comme accroupi ou à genoux, ou bien à la distance d'une personne debout, qui permet une vue plus large mais jamais complète du texte.
Le Plancher de Jean est présenté à l'Hôpital Sainte-Anne.


Romain Osi : "Uscita"
Du 10 octobre 2007 au 6 janvier 2008

Né en 1980 à Paris, Romain Osi est membre de l'agence Picture Tank. Photographe de l'errance, il a parcouru, de février 2004 à avril 2006, 16 000 km sur les autoroutes européennes. Sans autre but que celui de se perdre dans les méandres de l'asphalte, il est parti vers l'inconnu dans ce qui s'apparente à une quête de soi et de l'autre. L'univers qui émerge de cette exposition relève à la fois du rêve éveillé et du cauchemar. L'autoroute de Romain Osi est peuplée de visions hypnotiques : un camion lancé plein phares dans la nuit, des routiers solitaires, des voyageurs à la dérive… L'aspect hallucinatoire et énigmatique de ces photographies est renforcé par un travail subtil sur la lumière et la couleur. L'exposition présente également un film qu'il a réalisé lors de son voyage.

 

Hussein Aga Khan : "Animal voyage"
Du 15 décembre 2007 au 6 janvier 2008

À l'opposé d'une photographie animalière qui aboutit souvent à l'"animal-spectacle", Hussain Aga Khan donne à voir des images douces qui traduisent le trouble et l'envie qui nous saisissent quand, face à un animal, surgit en nous le désir de quitter notre enveloppe humaine pour courir, grimper, ou voler à ses côtés.
S'attachant à photographier des espèces dont certaines auront peut-être disparu dans peu de temps, Hussain Aga Khan a décidé d'offrir au service pédiatrique et à l'unité fonctionnelle d'oncologie pédiatrique de l'Hôpital Raymond Poincaré, à Garches, une sélection de ses plus beaux portraits d'animaux, afin d'animer les chambres et les salles communes des enfants hospitalisés.
La MEP se fait l'écho de cette exposition réservée à ces jeunes patients, en présentant une série de grands tirages qui seront ensuite vendus aux enchères, au profit de la Fondation Garches.

http://www.mep-fr.org/

 

 
Bêtes et hommes
Date

Du 12 septembre 2007 au 20 janvier 2008

Lieu

Parc de la Villette, Halle de la villette
Paris 19e
M° Porte de Pantin (ligne 5) - Bus 75, PC, 151
Parking : suivre fléchage "Parc de la Villette Sud"

Horaires

Du mardi au vendredi de 10h à 18 h, samedi et dimanche de 11h à 19h
A compter du 26 octobre, nocturne le vendredi jusqu'à 22h.
(fermeture des caisses 1/2 heure avant la fermeture de l’exposition)

Tarif

Plein tarif 10 € – Tarif réduit* 8 € Moins de 16 ans 5 € – Carte Villette gratuit
Gratuit pour l’accompagnateur d’une personne handicapée – Tick’Art® acceptés

 

À l’occasion de sa réouverture, après deux ans de travaux de rénovation, la Grande Halle accueille “Bêtes et Hommes” et renoue ainsi avec la tradition des grandes expositions qui, de “Cités Cinés” au “Jardin Planétaire”, ont fait son succès.
Sur 3500 m2, dans une scénographie étonnante, l’exposition “Bêtes et Hommes” interroge la manière dont les humains et les animaux entrent en relation dans le monde d’aujourd’hui.
Sous un angle inédit, en considérant l’animal pour lui-même – un être vivant à part entière – et non pour ce que ses représentations symboliques disent de l’homme, l ’exposition montre comment, à travers des pratiques concrètes, humains et animaux se sont mutuel lement transformés. Les animaux, comme les humains, ont une histoire ; ils interprètent le monde où ils agissent et modifient leurs comportements en fonction de ce qu’ils perçoivent.
Les découvertes les plus récentes de l ’éthologie révèlent des compétences jusque-là attribuées aux seuls humains ; les savoirs non scientifiques de ceux qui "font équipe" avec les animaux (éleveurs, bergers, soigneurs, propriétaires d’animaux domestiques) signalent des aptitudes inattendues.
À partir de situations singulières qui toutes associent un humain et un animal, “Bêtes et Hommes” propose une autre façon de penser le vivant, en questionnant sa place dans la société actuelle, pour rendre possible une cohabitation dans le monde d’aujourd’hui et celui
de demain.

Plus d’une centaine d’oeuvres de plasticiens, de photographes et de vidéastes
De nombreux artistes contemporains témoignent de leur rapport aux animaux par leurs créations.
Des oeuvres plastiques (Carole Benzaken, Pascal Bernier, Gloria Friedmann, Carsten Höl ler, David Mach, Tony Matel li, Panamarenko, Alain Séchas...), des oeuvres vidéos (Chris Marker, Georges Rey, Muriel Toulemonde) et des ensembles photographiques (Antonio Biasiucci, Nick Brandt, Pia Elizondo, Jil l Freedman, Chris Herzfeld, Henry Horenstein, Philippe Lopparel li…) rythment la totalité du parcours. Deux reportages ont été spécialement commandés à cette occasion : Jane Evelyn Atwood montre la complicité existant entre une jeune comédienne aveugle et son chien guide ; Alex Majoli a saisi les moments privilégiés de la relation entre une ourse Grizzly de 300 kg et son propriétaire.
“Bêtes et Hommes” rassemble 2h30 d’audiovisuels (montage d’extraits) et de productions réalisées pour l’exposition : un dialogue fictif entre Darwin et Kropotkine, un film d’animation sur le monde propre de l’animal et des documentaires sur les outardes, sur la cohabitation avec l’ours dans les Pyrénées, sur le parc national de Guyane et les Amérindiens…

http://www.betesethommes.fr/

 

 

 
Un monde en partage : Sept regards de Magnum Photos
Date
Du 6 novembre au 9 décembre 2007
Lieu

Site François-Mitterrand / Allée Julien Cain
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
Tél : 33(0)1 53 79 59 59 (serveur vocal)

Lignes 6 (Quai de la gare),14 et RER C (Bibliothèque François-Mitterrand)
Bus 89, 62 et 132

Horaires

Ouvert du mardi au samedi de 10h à 20h et le dimanche de 13h à 19h,
Fermé le lundi et les jours fériés

Entrée libre

 

 

La Fondation Orange a 20 ans. Pour marquer cet anniversaire, sept photographes de l'agence Magnum - Abbas, Martine Franck, Maya Goded , Alex Majoli, Susan Meiselas, Gueorgui Pinkhassov, Patrick Zachmann - ont été choisis pour illustrer les actions de mécénat de la Fondation. Depuis sa création, la Fondation Orange contribue à créer et à développer des liens dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la culture. Toutes les actions qu'elle soutient sont animées par la volonté de rendre accessible et de développer ce que la philosophe Hannah Arendt appelle le « monde commun », un espace d'échange partagé par tous. C'est avec émotion que ces sept regards nous mettent face à ce que, le plus souvent, nous ne voulons pas voir. Ils saisissent des instants de confiance, d'attente et de tendresse et dessinent, dans de surprenantes photographies, les contours de ce monde commun...

http://www.bnf.fr

 

 
Rodin et la photographie
Date

Du 14 novembre 2007 au 2 mars 2008

Lieu

Musée Rodin
79, rue de Varenne
75007 Paris
Tél : 01 44 18 61 10
Fax : 01 44 18 61 30

Métro (ligne 13) : Varenne, Invalides ou Saint-François-Xavier
R.E.R (ligne C) : Invalides
Bus : 69, 82, 87, 92
Horaires

Tous les jours sauf le lundi
Horaires d’hiver (octobre - mars)
Ouverture du musée et de la boutique : de 9h30 à 16h45
Fermeture de l'hôtel Biron : 16h45
Fermeture du parc : 17h00
Dernière entrée : 16h15

Tarif

Exposition temporaire et jardin
Plein tarif : 6 euros
Tarif réduit : 4 euros

Billet jumelé : collection permanente, exposition temporaire et jardin
Plein tarif : 9 euros
Tarif réduit : 7 euros

 

Par le fait du hasard qui l’a fait naître un an après la photographie, Rodin a mené sa carrière de sculpteur alors que cette nouvelle technique de reproduction vivait sans doute ses années les plus fécondes et les plus inventives.

L’artiste n’échappera pas à l’attrait pratique et esthétique de ce nouveau médium et les quelques 7000 images qu’il rassemble entre 1870 et 1917, illustrent à la fois son histoire et l’histoire de la photographie.

Au cours des années 1880, la photographie nous entraîne dans l’atelier, au coeur de la création, là où les blocs de terre prennent forment, où les Bourgeois de Calais sont modelés nus, avant d’être revêtus, où la Porte de l’Enfer se recouvre d’une multitude de figures. Rodin engage d’abord des photographes de quartier, peu connus, Bodmer, Pannelier, Freuler, qui, contrairement à lui, le resteront.

Puis les terres deviennent plâtres, bronzes et marbres, l’atelier se remplit de plus en plus. Rodin à la fin des années 1890 est devenu un artiste reconnu par ses pairs et par le public. Eugène Druet, photographe amateur puis Jacques-Ernest Bulloz deviennent tour à tour ses photographes officiels et répondent chacun à leur manière aux directives précises de Rodin.
Ce sont leurs images qui seront le plus largement publiées dans la presse. Elles reflètent aussi le désir de l’artiste de contrôler le regard des spectateurs sur son oeuvre, de donner de l’importance à telle ou telle sculpture, de la montrer à un stade bien précis de son développement et d’en présenter l’angle de prise de vue le plus juste. La chronologie est donc le premier fil conducteur de cette exposition, le second sera l’évolution du rôle de la photographie par rapport à l’oeuvre sculptée.

Le pictorialisme, premier mouvement esthétique en photographie, se développe au début du XXème siècle. Les photographes Edward Steichen, Stephen Haweis et Henry Coles, Jean Limet, rattachés à cette école, se présentent à la porte de l’atelier de Rodin en tant qu’artistes à part entière. Le sculpteur, séduit par leur jeunesse, favorisera leur travail et appréciera leur interprétation très personnelle de ses sculptures. En retouchant au pinceau l’image lors de son développement, ces photographes métamorphosent l’oeuvre d’art. C'est l'image de la sculpture qui nous fascine et non plus la sculpture elle-même. Ce doublement de l'oeuvre nous oblige à tenir deux langages, l'un sculptural et l'autre photographique. Double information qu'il est parfois difficile de dissocier tant l'oeuvre et son image s'enrichissent mutuellement pour ne faire plus qu'un dans notre esprit.